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("Faites moi danser jusqu'à la fin de l'amour" -
Jack Vettriano)


Gajulie, 33 ans,

Méditerranéenne d'adoption,
Epicurienne, Amoureuse,
Plutôt mignonne,
Plutôt cultivée malgré sa blondeur,
Stabilisée et épanouie professionnellement

ASI

Jour après jour

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Pour mes fans

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La renaissance d'une blonde...

Ici pas de langue de bois, pas de prose extraordinaire ou en vers... Juste le récit de mes pérégrinations, l'étalage de mes coups de gueule ou coups de coeur, mes réactions, mes envies, mes regrets... le tout en musique, choisie en fonction de mon humeur...

(Les commentaires ici sont mis en ligne uniquement après validation... Je compte donc sur votre patience s'ils sont un peu longs à apparaître et vous remercie pour votre compréhension...)
Vendredi 15 juin 2007

Depuis quelques semaines, Mon Homme essuie une période de dépression, comme je pourrais le qualifier si je présentais la météo...


Non en fait, moins grave qu'une dépression, je vais plutôt la qualifier de déprime passagère.


Je ne vais pas en exposer ici les raisons précises, d'une part car c'est trop privé, et d'autre part car ce serait trop long et ce n'est pas mon habitude d'en écrire des tartines ;-) Il s'agit en fait d'une accumulation de doutes, de questionnements par rapport à notre situation professionnelle - la mienne en particulier - et au tournant qui se profile à notre horizon, en particulier si ce changement nécessite une séparation géographique, qui serait somme tout restreinte à une centaine de kilomètres, ainsi que des préoccupations d'ordre familial et de petits pépins de santé sans gravité.


Mon Homme est extrêmement sensible et manque parfois de confiance en lui, il a peur aussi de me perdre, alors je fais au mieux pour le rassurer et l'entourer de mon soutien, mon écoute, mon affection, car je l'aime profondément, il est ma priorité car il me procure bonheur et épanouissement.


Il n'a pas mon tempérament optimiste et fonceur, les blessures du passé semblent difficiles à cicatriser... Mais je suis confiante car hier, il a pris son après-midi afin de poser chaque question et chaque problème sur la table, d'y réfléchir posément et de trouver des solutions. Il sort donc petit à petit du marasme pour aborder cette transition le plus sereinement possible.


Hier, à l'instar de la gente féminine, il a ressenti une soudaine lassitude avec sa toison capillaire qui, c'est vrai, pousse très vite et vire rapidement à la touffe J*ckson Five. Et puis nous savons toutes combien une séance chez le coiffeur peut provoquer des effets inattendus et miraculeux sur notre moral...


Bref, il a réussi à décrocher un rendez-vous chez son coiffeur préféré et là, C'EST LE DRAME... Il a prononcé la phrase qu'il ne faut jamais lâcher à son coiffeur, à savoir : "j'ai envie de changer de tête, fais toi plaisir"... D'autant que Mon Homme m'avait déjà fait part à plusieurs reprises de son envie d'une coloration, "pourquoi pas blond platine", alors qu'il est latin et donc mât de peau et super brun... J'avais nuancé en lui proposant, pourquoi pas, un "poivre et sel à la Clooney", histoire de sauver les meubles. Jusqu'à présent il avait résisté.


Hier soir il m'appelle pendant que je dînais devant la télé. Je lui demande un diagnostic rapide sur l'étendue des dégâts, bien sûr sur le ton de la plaisanterie. Il me répond qu'il est rasé sur les côtés et sur le crâne, avec un peu de longueur sur le dessus pour ébouriffer voire crêter un chouïa, qu'il s'est fait teindre en couleur acajou et que son coiffeur lui a dessiné au rasoir un motif asymétrique stylé "tribal" sur le côté droit et l'arrière de la tête.


Bien sûr j'ai éclaté de rire et salué son humour décapant...


Seulement il était sérieux. J'en ai eu la confirmation ce matin lorsque je suis allée le retrouver à l'aube à la salle de sport mais en fait, je n'ai pas vu grand chose au niveau de la couleur étant donné qu'il pleuvait dehors et que la salle n'est pas très bien éclairée.


Alors bon, évidemment c'est surprenant, ce le sera sans doute encore lorsqu'il portera une chemise par exemple, son vêtement favori... mais pas laid du tout ! Au moins c'est original, conceptuel même, par contre il faut l'assumer... Pour ma part je le trouve toujours aussi craquant et je ne lui reproche aucunement d'avoir permis à son coiffeur de s'adonner à ce délire de créativité capillaire. En plus à la vitesse où poussent ses cheveux, d'ici un mois tout aura disparu !

Cela m'a ramené à mon désir, depuis plusieurs semaines d'un changement radical de coupe et surtout de réduire ma longueur. J'ai très très envie d'un carré plongeant, à la Victoria Beck*am. J'eusse aimé trouver un exemple plus en adéquation avec mes goûts "people", si tant est que j'en aie, mais je n'y suis pas parvenue, j'espère juste que si je passe sous les ciseaux pour obtenir un semblant de son allure capillaire, cela ne me donnera pas l'air aussi cruche ni ne réduira mon quotient intellectuel au niveau du sien...


Vous voyez ce que c'est, un carré plongeant ? De face, cela donne ceci :



Et de dos (non non par contre je n'ai pas envie d'un tatouage... pas ici en tout cas !) :




Voilà, j'adore cette coupe, d'autant qu'elle serait adaptée à la forme de mon visage, plutôt long et accentué au niveau des maxillaires, avec les pointes qui retombent devant, c'est ce que m'a affirmé une fois un professionnel. Mais il paraît qu'elle nécessite un brushing quotidien alors du coup j'hésite, car je suis fâchée avec le sèche-cheveux et avec la brosse, je préfère la méthode naturelle, à savoir l'air libre ou... le cabriolet de Mon Homme, excellent pour donner du volume ! Faut que je me renseigne mais avec l'été et la chaleur, je me sentirais nettement plus légère !


Enfin, pour en revenir à Mon Homme, hier matin j'avais lancé des invitations à quelques amis afin de nous retrouver samedi soir pour fêter son anniversaire. Malheureusement, ils ont tous déjà pris des engagements et aucun n'est disponible.


Du coup, je pense que je vais inviter mon ado en crise existentielle d'identité chez M*cDo, au moins il ne sera pas dépaysé !! Et puis en cadeau je lui remettrai le coffret intégral de... Bia*tol pour parer à toute éruption d'acné juvénile ;-)


J'organiserai un dîner avec les potes dans le courant de la semaine prochaine et s'ils me demandent des idées pour un cadeau groupé, je leur proposerai... une perruque pourquoi pas !


Hihihihi je me moque gentiment de lui et il en rigole mais tout ce qui m'importe, c'est qu'il se sente bien et demain soir, pour fêter son anniversaire, je l'inviterai là où il en aura envie... Et je lui offrirai les très jolies étagères et pots à épices que je lui ai achetés chez H*b*t*t !


A part cela, aucune nouvelle suite à l'entretien de mardi. J'ignore si c'est parce que je n'ai pas été sélectionnée pour figurer sur la "short list" ou s'il s'agit simplement d'un retard de sélection de la part du recruteur et du dirigeant de la société. Pour avoir bossé dans les RH, je sais combien les délais en matière de recrutement sont loin d'être une science exacte. Quoiqu'il en soit, j'appellerai lundi pour savoir ce qu'il en est, si je n'ai pas de nouvelles...


Et je continue de croiser les doigts, à force ça fait mal, sont tout crochus ;-))


Et enfin, j'ai rendez-vous avec un avocat mercredi pour évoquer ma suspicion de licenciement abusif. Je me suis orientée vers l'un des meilleurs avocats en droit social de la ville, celui qui conseille mon ancien CE.


Hier j'ai rencontré une consultante d'une boite d'intérim, qui travaille beaucoup avec mon ancienne RRH et qui lui a fourni les dernières intérim, dont celle qui me remplace plus ou moins. Je n'ai pas manqué de lui parler de mon amertume vis-à-vis de mon ancien employeur et le fait que j'allais peut-être attaquer, histoire de tester sa propension à respecter le sceau du secret professionnel.


Puis ce midi j'ai déjeuné avec une ancienne collègue, membre du CE, ainsi que l'ancienne intérimaire en poste à l'accueil qui m'a fourni une attestation, précieux sésame pour étayer mon dossier.


Et ironie du sort, cet après-midi, ma RRH, qui semblait avoir oublié mon existence depuis le jour de mon licenciement, malgré notre proximité professionnelle et personnelle, m'a contacté par mail pour m'informer qu'elle voulait me parler et qu'elle m'appellerait ce week-end ! Elle s'est même déplacée personnellement jusqu'à Mon Homme, il est rare qu'elle sorte de son bureau sauf pour les besoins naturels, afin de lui demander de mes nouvelles, histoire sans doute de prêcher le faux pour avoir le vrai...


Je ne vais pas manquer de lui faire part de mes contacts juridiques en cours, de ma colère et de ma rancoeur si elle aborde le sujet. Si toutefois elle n'en parle pas du tout et appelle vraiment pour avoir de mes nouvelles, je resterai discrète sur mes intentions.


Non non, je ne vais pas commencer à me faire des cheveux avec toute cette histoire, j'en ai suffisamment à couper en quatre...


NB : en bande-son, clin d'oeil à mon agitateur préféré : la musique d'ouverture de la saison 4 de la série "Nip/Tuck"

Mardi 12 juin 2007

Me voilà de nouveau de plain-pied dans le quotidien d'une demandeuse d'emploi qui se démène pour vite décrocher le poste de ses rêves et pour faire comprendre à son ancien employeur qu'il ne faut pas pousser le bouchon trop loin Maurice ;-)


Jeudi nous avons donc pris le train pour Paris. J'ai été très très bien accueillie par les amis de Mon Homme. Il faut dire qu'il m'avait dressé un portrait assez sévère de la maman de son filleul et du coup forcément, la réalité n'a été que meilleure !! Non vraiment, je me suis bien entendue avec elle, nous avons pas mal discuté. C'est vrai qu'elle a un tempérament à avoir besoin de se mettre en avant pour être la vedette de l'assemblée, mais cela ne me gêne pas outre-mesure, chacun est comme il est !!


En retrouvant Paris, j'ai retrouvé la grisaille même s'il faisait très lourd, un genre de moiteur poisseuse et dégoutante. Le métro bondé et odorant. Le bruit et la fureur. Les Parisiens. Les irruptions cutanées. Bref, tout ce que j'ai quitté vraiment sans regret !


Les amis de Mon Homme habitent dans le 18ème "bobo", un petit quartier bien sympa. Mais dès le vendredi matin nous avons tous gagné le "château" des parents de la copine, dans une très charmante ville bourgeoise de la Picardie. La maison est fabuleuse, en ville, sur trois étages avec des recoins de partout, des petites terrasses dont une sur le toit où nous avons bu du Champagne en refaisant le monde, et une vue imprenable sur la cathédrale et son parc, avec de superbes illuminations la nuit. Avec Mon Homme nous avons occupé la "chambre nuptiale", immense, toute équipée, avec cuisine et salle de bain de style romain accolées. 


Puis la marraine est arrivée à son tour, avec son ami et sa fille, tous droits allemands installés à Berlin, où d'ailleurs nous sommes désormais invités. Mon Homme m'avait dit qu'il s'agissait d'une très belle femme, j'ai pu constater combien il a bon goût car elle est effectivement splendide, pas du tout typé allemande puisque brune au teint mât, avec des yeux d'un bleu-vert très clair. Ils ne parlent pas français, du coup j'ai travaillé mon anglais pendant quatre jours.


Le samedi matin, le petit bout de chou de sept mois a été baptisé à la cathédrale, dans la robe de baptême qu'avait portée sa maman et par le prêtre qui avait officié à l'époque. Il faut préciser qu'il s'agit d'une famille très pieuse et implantée depuis des générations dans cette ville. Une belle cérémonie en toute intimité, nous n'étions qu'une petite quinzaine. Mon Homme était tout ému ! Son filleul me rappelle le mien, un bébé très zen, souriant, facile à vivre, tout heureux et qui adore manger...


Nous avons passé le reste du week-end à manger et à boire et dimanche soir, nous sommes tous rentrés sur Paris, les allemands dans la voiture de nos hôtes et Mon Homme et moi en train. Nous nous sommes retrouvés avec les membres de la haute société qui rentraient du Prix hippique de Diane. Du grand spectacle côté vestimentaire, et des filles et fils-à-papa mal embouchés qui n'ont visiblement pas appris la politesse et le respect. La "racaille" s'habille en Pr*da...


Dimanche soir, en remerciement aux parrain et marraine d'avoir accepté la responsabilité qui leur a été confiée et pour nous signifier son plaisir de tous nous avoir autour de sa table, la maman du filleul nous a sorti en entrée... un bloc de 500 g de caviar !!! Première fois de ma vie que j'en mangeais, c'est particulier, pas inoubliable mais pas mauvais non plus, surtout accompagné d'oeufs à la coque, de pommes de terre et de crème fraiche... Le geste en tout cas était fort généreux.


Nous sommes rentrés lundi soir chez nous, après un voyage sans encombre, ma poisse avec la S*CF semble enfin conjurée... Ce qui s'est confirmé aujourd'hui, après un aller-retour à A*x-en-Prov*nce sans avoir subi aucun désagrément, si ce n'est la clim en panne au retour, et comme il fait quand même très chaud aujourd'hui, genre 30°, j'ai bien trempé dans mon jus...


J'ai donc rencontré ce matin un consultant d'un célèbre cabinet de recrutement qui officie pour une entreprise récente mais à l'avenir prometteur, filiale d'un établissement semi-étatique qui offre à ses salariés un statut très avantageux, puisqu'impossibilité d'être licencié et perspectives d'évolution alléchantes. Après m'avoir exposé la stratégie de cette filiale en devenir et les grandes lignes du poste, il m'a demandé de lui raconter mon parcours professionnel. Je me suis sentie très à l'aise et j'ai apparemment fait mouche à certains moments en soulignant certains aspects essentiels pour ce poste, comme la polyvalence, la gestion du stress, la confidentialité.


Je le veux, ce poste !!! Encore plus intéressant que ce que j'imaginais en répondant à l'offre. Il s'agit d'une création de poste, autant dire que tout est à faire, les procédures sont à écrire, et la position stratégique qu'il offre permettrait d'être en contact tout autant avec des fournisseurs en France et à l'étranger qu'avec les grands pontes de la maison mère. Tout est à mettre en place, même les locaux ne sont pas encore aménagés et la personne recrutée devra également s'occuper de la décoration et du choix des fournisseurs et du mobilier !!


Le recruteur m'a demandé mes prétentions salariales, que j'ai évidemment augmentées par rapport à mon dernier salaire, arguant du fait qu'il me faudrait gérer une transition dans ma vie personnelle, avec un déménagement et donc une distance provisoire avec mon amoureux. Cela ne lui a pas semblé démesuré mais il ne m'en n'a pas dit davantage sur le salaire proposé.


Et cerise sur le gâteau, lorsqu'il m'a demandé ma disponibilité, je lui ai expliqué qu'elle serait immédiate dès que j'aurais trouvé à me loger à proximité. Il a donc proposé la date de début septembre, qui lui paraît la plus évidente compte-tenu du fait que nous sommes déjà à mi-juin, qu'il faut se laisser le temps d'un préavis et d'un déménagement et que s'agissant d'une création de poste et que l'entreprise souhaite se laisser le temps pour trouver la perle rare, l'urgence est moindre. Ce serait idéal, cela me permettrait de profiter sereinement des vacances car sans peur du lendemain, et également de m'installer sur place en dehors de toute précipitation...


Alors je vais attendre le plus patiemment possible le coup de fil ou le mail qui m'informerait,dans un premier temps, si je suis ou pas en "short list", sachant qu'une dizaine de candidates ont été rencontrées et qu'il n'en resterait que trois ou quatre pour passer des tests complémentaires, de personnalité cette fois-ci. Cette "short list" devrait être établie d'ici la fin de cette semaine, et la décision définitive sera arrêtée à la fin du mois de juin.


Pour ne pas me défenestrer en attendant cette satanée réponse, je vais donc reprendre activement le sport dès demain, et aussi pour éliminer tout l'alcool et les bonnes choses que j'ai ingurgités pendant ces quatre derniers jours...


Je vais également aller acheter le cadeau d'anniversaire de Mon Homme puisqu'il le fêtera ce dimanche, et réserver une table dans un bon resto pour samedi soir...


Enfin je vais continuer mes prospections et mon enquête par rapport à la stratégie à adopter vis-à-vis de mon ancien employeur. J'ai récupéré, via un délégué syndical, les coordonnées d'un excellent avocat spécialiste en droit du travail, mais qui dit doué dit cher. Je vais donc appeler demain pour connaître le coût approximatif pour un premier rendez-vous qui me permettrait d'avoir une meilleure vision de la pertinence ou pas d'attaquer et si oui, des probabilités de gagner.


En attendant, Mon Homme m'a laissé les clés pour accéder à la piscine de sa résidence, plus tranquille que la plage... Je crois que je vais me faire plaisir, non pas en me baignant puisque je suis aquaphobe, mais en m'étalant comme une crêpe toute tartinée de haute protection solaire afin que l'astre divin me dévore de ses rayons !! Mais je me connais, pas trop longtemps car au bout d'un moment ça me saoule et je me fous carrément du critère bronzage en fait, auquel certaines femmes sont tellement accros qu'elles ne semblent aucunement avoir conscience du danger et des méfaits des UVB sur la peau...


Si c'est pour être toute fripée dans dix ans... Non merci !!!


Mercredi 6 juin 2007

A l'ordre du jour :


1/ le fielleux goût de la trahison dans mes veines

2/ les recherches d'emploi qui avancent, doucement mais sûrement

3/ mes déboires avec de purs escrocs mon ancienne banque

4/ le grand week-end qui se profile avec Mon Homme


1/ le fielleux goût de la trahison dans mes veines


Soyez rassurés, il ne s'agit aucunement d'un "écart" de la part de Mon Homme. Il ne manquerait plus que cela !


En fait je l'avais déjà évoqué ici. Mes soupçons quant à l'emploi fictif "d'hôtesse d'accueil" occupé par la nouvelle intérimaire dans mon ancienne société se confirment. Mon Homme me rapporte des faits, ici et là, qu'il a constaté lui-même ou bien que d'autres collègues lui ont fait remonter, attestant des missions RH assurées par cette nouvelle recrue.


Pour ceux qui n'auraient pas suivi, qui dit licenciement économique pour suppression de poste dit priorité de réembauchage et surtout interdiction de remplacement du salarié remercié pendant au moins un an.


Alors depuis hier j'ai enclenché la seconde et j'y laisse beaucoup d'énergie. Je passe beaucoup de temps au téléphone, entre mes anciens collègues, un représentant du personnel qui me conseille et me soutient dans mes démarches, et l'Inspection du Travail.


Prochaine étape : tenter de décrocher une consultation juridique - gratuite si possible, il paraît que cela existe dans certains syndicats - afin d'évoquer ma situation et d'avoir un avis sur la pertinence ou non d'entamer une action auprès des Prud'homes. En attendant, le CE fait acter par écrit un maximum d'éléments et je tente de recueillir des témoignages. L'ancienne intérimaire en poste à l'accueil m'a assuré à l'instant par téléphone qu'elle allait attester de ce qui a été invoqué comme motif pour ne pas renouveler sa mission, à savoir que la RRH recherchait une personne capable de "l'assister", avec des compétences RH. J'attends donc de recevoir ce précieux sésame qui va constituer une pièce non négligeable au dossier.


Quoiqu'il en soit, mon souhait est de faire comprendre à cette boite qu'elle doit cesser de bafouer les salariés en toute impunité, qu'avant de représenter "un chiffre" ils ont un coeur...


En attendant, je ne parviens pas à être sereine et à profiter pleinement et d'optimiser le temps qui m'est offert pour m'occuper de moi. Je ressasse la rancoeur, je me sens trahie par mon ancienne responsable que je croyais être une amie. J'ai du mal à aller de l'avant et cela risque de me pénaliser pour "me vendre" auprès d'un employeur potentiel.


Le temps est à l'orage, mon esprit également.


2/ les recherches d'emploi qui avancent, doucement mais sûrement

Ayé, j'ai décroché un entretien pour un poste qui semble plutôt pas mal, basé entre M*rsei**e et A*x. En début de semaine prochaine je pars donc m'aventurer du côté d'A*x, pour rencontrer dans un premier temps un consultant du cabinet de recrutement qui oeuvre pour la société en question.


Je vais en profiter pour tenter de me caser un second rendez-vous avec un autre recruteur qui a proposé une offre fort alléchante pour laquelle je suis très motivée. J'ai envoyé un mail au cabinet en question en indiquant ma date à A*x - j'ai l'impression d'être une artiste en tournée - et en proposant une rencontre. Je croise les doigts !


Il faut d'ailleurs que je me renseigne auprès de l'AN*E sur les modalités pour me faire rembourser le déplacement, puisqu'il paraît que cela se pratique dans le cadre d'entretiens éloignés du domicile du demandeur d'emploi. Si vous avez des infos je suis preneuse.


Sinon j'ai été contactée cette semaine par un recruteur et également un employeur qui ont été intéressés par mon CV, qu'ils ont vu sur plusieurs sites, et qui m'ont proposé chacun un poste. Malheureusement, l'un était trop loin géographiquement, près de Can**s, et l'autre en dehors de mes compétences. Mais c'est tout de même très valorisant et flatteur, cela me permet de garder confiance en mes capacités professionnelles.


3/ mes déboires avec de purs escrocs mon ancienne banque


Bref, ces deux premiers points occupent une bonne partie de mes journées, sans compter mes déboires avec mon ancienne banque. Je souhaite clôturer mon compte et avant cela, rembourser mon prêt en cours de manière anticipée. Mon agence est à Paris et donc il m'est impossible de faire le siège dans le bureau de la conseillère financière aimable comme une porte de prison. Je l'appelle, elle ne rappelle jamais alors que lorsque j'étais dans la merde et bien à découvert, elle me harcelait cette p*tasse ! Je lui envoie des recommandés auxquels elle ne répond pas. Je continue de recevoir les alertes SMS pour lesquels j'ai demandé la résiliation voilà deux mois. Je vais donc adresser un dernier recommandé qui fera office de mise en demeure, avec le remboursement du prêt d'après le solde figurant sur Internet.


Un conseil : si vous envisagez de changer d'établissement bancaire, surtout fuyez la B*P !!!


4/ le grand week-end qui se profile avec Mon Homme


Heureusement, demain Mon Homme et moi partons en grand week-end pour cinq jours. D'abord la capitale puis dès vendredi, nous rejoignons la Picardie pour célébrer le baptême de son filleul.


Le point négatif c'est que depuis lundi Mon Homme est malade comme un chien. Il a commencé par la gorge en feu et maintenant c'est le nez en eau ! Je lui ai bien suggéré d'aller chez le médecin afin de ne pas contaminer le petit, ce qui ferait sans doute bien plaisir aux parents, mais vous connaissez les hommes... A la dure, il va se soigner lui-même, sauf qu'il va mettre trois semaines à s'en remettre au lieu d'une !!


Mon Homme appréhende un peu ma rencontre avec ses amis, enfin surtout avec la femme de son ami, puisqu'il a connu l'homme en premier, dans le couple. Elle est issue d'une famille d'aristos, nous passerons d'ailleurs le week-end dans le "château familial", autant dire pas du tout le même milieu que moi ! Elle est directrice commerciale pour une grande marque de haute couture, parfums, cosmétiques etc... En plus elle est, d'après lui, dotée d'un caractère particulier, du genre un peu autoritaire sans vraiment l'assumer.


Alors je le rassure car je suis plutôt du genre à m'adapter à toutes les situations et à ne pas considérer la différence de milieu social comme une barrière infranchissable. J'ai toujours considéré que la noblesse du coeur n'est aucunement proportionnelle à la classe sociale. Et de toute façon il sera à mes côtés et c'est bien là l'essentiel !! Puis je vais profiter du petit aussi...


De toute façon je vous raconterai tout la semaine prochaine, à mon retour, dès que j'aurai le temps pour me poser car elle s'annonce particulièrement chargée, entre les entretiens, les démarches juridiques etc...


En attendant, je ne serai pas en mesure de mettre en ligne vos commentaires alors je compte sur votre patience et votre compréhension !!


Prenez soin de vous et gardez le sourire...


 
 
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