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("Faites moi danser jusqu'à la fin de l'amour" -
Jack Vettriano)


Gajulie, 33 ans,

Méditerranéenne d'adoption,
Epicurienne, Amoureuse,
Plutôt mignonne,
Plutôt cultivée malgré sa blondeur,
Stabilisée et épanouie professionnellement

ASI

Jour après jour

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La renaissance d'une blonde...

Ici pas de langue de bois, pas de prose extraordinaire ou en vers... Juste le récit de mes pérégrinations, l'étalage de mes coups de gueule ou coups de coeur, mes réactions, mes envies, mes regrets... le tout en musique, choisie en fonction de mon humeur...

(Les commentaires ici sont mis en ligne uniquement après validation... Je compte donc sur votre patience s'ils sont un peu longs à apparaître et vous remercie pour votre compréhension...)
Vendredi 27 avril 2007

Hier soir, 18h00 en salle de réunion... Après mon premier rendez-vous aux Ass*dic pendant lequel je n'ai absolument rien appris, je suis allée faire les courses pour mon pot de départ. J'ai mis les petits plats dans les grands : du M**cat pétillant, des bières, des amuse-bouches de partout, salés et pour mettre en exergue l'âme d'enfant de pas mal de mes collègues, des petits ramequins remplis de fraises Ha**bo, de Dra**bus et de gâteries sucrées en tous genres...


L'ambiance est détendue, une quarantaine de collègues participent aux festivités, je me laisse envahir par les douces effluves de l'alcool qui me permettent de masquer l'émotion latente sous la volubilité et la franche camaraderie.


Fidèle à ma réputation d'adepte de l'autodérision, je porte pour l'occasion et pour la première fois au bureau mon T-Shirt à message : "God saves the blondes", qui fait sensation.


Puis ma responsable me demande de me placer au centre de la pièce. Elle apporte enveloppes et paquet-cadeau, puis se fend d'un discours qui parviendra à me soutirer quelques larmes, que je verserai dans ses bras, tout comme elle.


Tout d'abord, je me saisis d'une grande enveloppe que j'ouvre pour en sortir ceci :


 

Seulement, comme je me trouvais déjà à fleur d'émotion, j'ai décidé d'attendre le lendemain, c'est à dire aujourd'hui à midi, alors que je décuvais chez moi pendant ma pause-déjeuner, pour l'ouvrir et découvrir tous ces petits mots remplis d'affection et de tendresse...



Je les aime bon sang, ils vont vraiment me manquer eux aussi...


Seconde enveloppe, plus petite :



Des chèques-cadeaux à dépenser dans la plus fameuse librairie de ma ville, un espace immense sur plusieurs étages, dans lequel je suis capable d'errer pendant des heures tant je m'y sens bien...


Enfin, cerise sur le gateau :



Là, la "material girl" qui sommeille en moi et qui se réveille souvent en ce moment atteint l'apothéose.


Je ne porte plus de montre depuis des années, car j'attendais l'opportunité d'en acquérir une belle qui serait imprégnée d'une valeur sentimentale. La voici. Celle-ci, je l'avais repérée dans une vitrine voilà quelques semaines, tout comme le sac Gu*ss évoqué dans l'article précédent. J'en avais rêvé sans jamais vraiment avoir espoir de me l'offrir un jour, étant donné son prix.


Le rêve sera bel et bien réalité après que j'aurai fait enlever quelques maillons au bracelet, à savoir demain...


Décidément, Mon Homme a encore cafté... D'ailleurs, dans la société, il est surnommé du nom de la marque de cette montre, car il porte les mêmes initiales, est d'origine italienne et plutôt fashion.


J'ai été couverte d'attentions, de compliments, gâtée, comblée... Autant vous dire que cela ne rend pas la séparation prochaine, à savoir mercredi soir, aisée !


Petit à petit le comité s'est restreint pour n'en rester plus que sept, sortis des locaux par l'agent de sécurité qui avait envie de fermer le bâtiment et de rentrer chez lui...


Nous avons échoué chez un collègue, à commander des pizzas que nous avons dévorées en terrasse, arrosées de rosé puis de Cognac. Mon Homme et moi avions prévu de dormir sur place pour ne pas avoir à reprendre la voiture.


Aujourd'hui je sens mes cheveux pousser à l'intérieur de mon crâne ;-)


J'oscille entre un incommensurable bonheur et une mélancolie palpable. Le week-end - pas de pont pour ce qui me concerne, au boulot lundi ! -  va sans doute me faire pencher vers la première tendance.


Pont ou pas pont, amusez-vous bien...


NB : visiblement, d'autres aussi préparent leur pot de départ...
Mercredi 25 avril 2007

"You know that we are living in a material world and I am a material girl..."


Comme promis, une tartine bien garnie...


Jeudi et vendredi derniers à Toulouse, deux journées intenses côté boulot, les collègues locales qui reprennent mon boulot, elles seront deux pour traiter ce que je gérais seule, ont pu constater l'ampleur du poste et qu'au moins, celui-ci n'était pas fictif, bien que pourtant supprimé. Le jeudi soir le D*H Groupe et son "harem" - que des femmes dans son service - m'ont amenée dans un resto dans une cave toulousaine, nous avons très bien dîné et je me suis vue offrir ceci :



Un magnifique sac Gu**s devant lequel j'avais bavé le week-end précédent, Mon Homme a donc participé à la conspiration. Particularité de ce superbe objet : un double fond très pratique pour ranger l'agenda par exemple. J'ai également fait une virée chez H&*, magasin que je n'ai pas dans ma ville, et refait un peu ma garde-robe pour l'été. J'adore jouer la "material girl" parfois, certains le prennent au premier degré et en sont agacés et je les emmerde sincèrement.


Par ailleurs, j'ai pu constater combien j'ai eu raison de ne pas accepter de poste au sein de cette direction, car sincèrement l'ambiance y est délétère et je n'y aurais sans doute pas survécu ! Un Grand Boss au penchant dictatorial qui me met profondément mal à l'aise, des femmes ternes avides de pouvoir, lécheuses de bottes au possible... Non vraiment, j'aurais fait tâche avec mon franc-parler et surtout ma bonne humeur permanente !


Le vendredi soir j'ai rejoint la campagne toulousaine pour profiter, l'espace de quelques heures, de mon petit trésor de filleul qui, malgré une scarlatine naissante, n'a cessé de m'offrir généreusement sourires et câlins. Un rayon de soleil sur pattes !!!


Samedi en fin d'après-midi, passage en coup de vent chez moi pour déposer mes affaires et la bagnole de société, puis Mon Prince Charmant Homme passe me récupérer sur son cheval blanc dans son cabriolet. Ces trois jours éloignés l'un de l'autre, alors que bossant ensemble nous nous croisons au moins chaque jour, ont encore confirmé la profondeur de nos sentiments. Nous nous sommes beaucoup manqués et nous nous sommes faits violence pour ne pas nous choper dans la voiture ! Nous avons ensuite rejoint une petite dizaine d'amis pour un apéro puis un resto à fondue - c'est de saison n'est-ce pas ?


Après trois jours sans sport, mes performances au footing dominical ont été déplorables. Ce dimanche a été consacrée au repos - une sieste de deux heures pour moi - et au devoir de citoyen, et la soirée s'est déroulée avec les mêmes amis que la veille, dans l'attente fébrile du résultat du premier tour heureusement moins catastrophique que nous ne le craignions, autour de tapas.


La semaine de boulot a débuté par un mail que j'ai diffusé à l'ensemble de ma société pour informer de la date de mon départ et du pot que j'organise jeudi soir. J'ai reçu en retour moults témoignages d'affection qui m'ont serré la gorge et ont fait monter les larmes. Ces derniers jours s'annoncent très difficiles émotionnellement et je ne parle même pas du pot de demain soir... Ma responsable pleure souvent, elle ne parvient pas à évoquer mon départ prochain, pareil pour une autre collègue avec laquelle je m'entends très bien.


Je réalise le lien affectif très fort qui s'est noué avec cette entreprise et ceux qui font sa force. Je me charge également de "rétablir la vérité" sur les conditions de mon départ. Je m'explique : le D*H Groupe a diffusé une note expliquant la nouvelle organisation du service et dans laquelle il évoque mon départ ainsi : "S. quittera la société *** début mai avec le projet de suivre une formation en Ressources Humaines et de se spécialiser dans la fonction. Je la remercie pour son parcours et son implication dans l’entreprise et lui souhaite pleine réussite pour l’avenir". En gros, il dore son blason en laissant entendre que je pars de mon plein gré, ce qu'ont cru d'ailleurs plusieurs collègues qui ont pensé que j'avais filé ma démission.


Certes mon départ se déroule dans d'excellentes conditions, je n'entretiens pas de rancoeur, la colère est derrière moi mais je tiens à faire connaître les méthodes et la véracité sur la suppression de mon poste. Et je n'apprécie pas du tout l'utilisation de ma situation pour laisser à penser qu'au sein du Groupe, l'opportunité est laissée aux salariés de voler de leurs propres ailes et d'évoluer. Mon pot de départ sera l'ultime occasion de préciser les faits.


Hier l'un des directeurs du Groupe, avec lequel j'ai bossé pendant deux ans et demi à Paris en excellente collaboration, m'a appelée afin de prendre de mes nouvelles. Sa famille est très implantée sur Marseille et Aix et il a activé son réseau afin de me soutenir dans ma recherche d'emploi. J'apprécie énormément ce coup de pouce.


De mon côté, j'ai sollicité mes contacts personnels à l'AP*C d'une part, où j'ai été très bien reçue la semaine dernière pour un entretien fort enrichissant sur la VAE, la recherche d'emploi, la lettre de motivation et le CV. Mon interlocutrice m'a inscrite à un atelier à la fin du mois de mai et reste disponible pour répondre à toutes mes interrogations ou me faire participer à d'autres ateliers, ce qui va bien emmerder l'A*PE... D'autre part j'ai appelé aujourd'hui mon commercial préféré chez Mon**er, premier site d'offres d'emploi, qui me recommandera personnellement auprès de l'entreprise en question si une annonce m'intéresse tout particulièrement.


Pour en terminer avec le chapitre boulot, j'ai reçu ma première convocation des Ass*dic, j'ai rendez-vous demain après-midi pour évoquer la CRP, puisque je me trouve actuellement dans les 14 jours de délai de réflexion avant de l'accepter définitivement. Il s'agit donc d'un premier entretien informel et informatif. A noter, la standardiste qui m'a répondu lorsque j'ai téléphoné pour solliciter un entretien m'a parlé comme à une moins-que-rien fainéante qui profite du système. Cela laisse augurer de la suite non ? Elle m'a raccroché au nez, j'ai rappelé et là en revanche, mon interlocutrice a été charmante et très compétente. Ouf, ça existe, je suis rassurée !


Enfin, je réfléchis à l'éventualité de créer un "blog CV", il paraît que ce mode de présentation et de communication peut favoriser la recherche d'emploi... Qu'en pensez-vous ?


Côté vie sociale et amicale, mon agenda est donc également bien rempli et lundi soir, j'ai eu le plaisir, l'honneur et le privilège de dîner à proximité de la Place de la Com*die avec deux éminentes représentantes de la blogosphère, j'ai nommé Maylis, en vacation dans notre doux Sud, et Ancat. Nous avons débuté par un apéro au soleil puis un resto italien. Nous avons échangé sur nos actualités respectives et avons refait le monde et en particulier les relations hommes-femmes, sujet de conversation inépuisable... Un excellent moment de partage entre filles aux mêmes aspirations et aux mêmes valeurs...


Dans une semaine jour pour jour, heure pour heure, je serai officiellement demandeuse d'emploi, Mon Homme sera officiellement en vacances pour deux semaines et demi et nous allons sans doute en profiter pour nous envoler afin de passer quelques jours en Angleterre auprès de ma soeur, son mari et mon neveu et de faire une virée à Londres... Nous avons trouvé des billets d'avion très très bon marché alors autant en profiter.


Mes haltes ici vont peut-être devenir de plus en plus sporadiques, les beaux jours n'incitant pas à l'enfermement... De plus mon vieux PC se rebelle de plus en plus, il plante à tout va, si cela se trouve je vais devoir investir prochainement.


Une nouvelle vie s'ouvre à moi, tout pareil que quand j'ai entamé ce blog voilà deux ans et demi, alors même que j'étais en partance de Paris pour le Sud. La boucle serait-elle bouclée ??


Dimanche 22 avril 2007

Toujours vivante... STOP


Mais débordée... STOP


Il est 23h37 et je rentre à l'instant d'une soirée électorale très conviviale... STOP


Après trois jours passés à Toulouse, des retrouvailles avec Mon Homme et une soirée entre amis hier soir... STOP


La semaine qui commence s'annonce toute aussi chargée... STOP


Je tenais à vous rassurer sur le fait que TOUT EST SOUS CONTROLE, même si j'ai du mal !!! STOP


Je reviens vous livrer ici une longue tartine bien garnie comme vous les aimez dès que je le peux... STOP


En attendant... Gardez le sourire ! STOP
par Gajulie publié dans : Bazar...
 
 
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