La renaissance d'une blonde...
Ici pas de langue de bois, pas de prose extraordinaire ou en vers... Juste le récit de mes pérégrinations, l'étalage de mes coups de gueule ou coups de coeur, mes réactions, mes envies, mes regrets... le tout en musique, choisie en fonction de mon humeur...
(Les commentaires ici sont mis en ligne uniquement après validation... Je compte donc sur votre patience s'ils sont un peu longs à apparaître et vous remercie pour votre compréhension...)
* Non je ne suis pas entrée en immersion dans le milieu du rap, par contre je décris ici le jeu auquel s'adonne mon moral depuis le début de cette semaine.
Je compte les jours qui me séparent des vacances de Mon Homme - deux, nous tenons le bon bout. Je supporte de plus en plus mal l'inactivité et la solitude, j'ai l'impression de ne servir à rien, d'être inutile. Mon cerveau végète même si pourtant je continue de l'exercer par la lecture, l'écriture, les conversations. Je mène plusieurs réflexions importantes de front, au moins une décision devrait se concrétiser très prochainement.
Je ne parviens plus à sortir de mon lit avant 8h30 le matin ce qui, pour moi qui suis plutôt très très matinale, est pire qu'une grasse mat' !! J'ai aussi déserté la salle de sport depuis le début de cette semaine, je pratique à domicile avec mon stepper. Mon corps m'exprime mon mal-être intérieur, il est amorphe, je suis toujours toute ensuquée et en plus j'ai des boutons.
J'évite de mettre le nez dehors et en particulier dans les magasins sinon j'ai envie de dépenser et je craque. En plus depuis hier, ici, les soldes ont commencé et alors je fuis les furies folles furieuses qui se précipitent dans les boutiques les premiers jours, prêtes à tuer pour arracher la robe de leurs rêves, qui bousculent sans scrupule et semblent ne faire tourner leur existence qu'autour de ce qu'elles portent.
Ma voiture donne de plus en plus de signes de faiblesse, du coup je la ménage et ne m'aventure pas plus loin que quelques kilomètres autour de chez moi.
Au moins, à partir de la semaine prochaine, lorsque Mon Homme sera en vacances, nous pourrons nous motiver mutuellement pour le sport - car lui aussi a un peu lâché depuis deux semaines, à cause de ses nombreuses heures de boulot et de sa petite déprime qui a du mal à passer - et aussi aller nous promener. Nous éviterons la plage, que nous cèderons aux touristes, pour profiter de la piscine de sa résidence.
Du coup, avec cet état de ras-le-bol avancé, je perds confiance et je n'y crois plus trop, à ce super poste. D'autant plus que mardi en fin de matinée, n'y tenant plus, j'ai contacté mon interlocutrice au cabinet de recrutement afin de connaître la date à laquelle je serais convoquée pour passer les tests de personnalité. Dans un premier temps, elle m'a indiqué qu'elle devait faire le point avec le responsable du recrutement et m'a demandé de la rappeler en milieu d'après-midi.
Ce que j'ai fait, bien sûr. Là, elle me confirme qu'elle a debriefé avec le consultant en chef. Ma candidature a été "mise de côté". Je lui demande si cette mise à l'écart n'est pas négative. Elle me répond que non, qu'en fait il reste encore des entretiens à mener et que par conséquent, les convocations pour les tests ne seront adressées qu'à l'issue de cette phase d'entretiens. Je me surprends, pensant que nous n'étions que cinq maximum en "short list", elle est embarrassée et semble supputer qu'il y aurait d'autres candidates.
A vrai dire tout au long de la conversation je ne l'ai pas sentie sincère, j'ai eu l'impression qu'elle "pipeautait", qu'elle me cachait une certaine vérité, à savoir que le choix était déjà fait. Depuis le temps que je l'ai régulièrement au téléphone, je commence à la "sentir" la fille ! Elle me propose de la recontacter le lundi 16 juillet. Encore presque deux semaines à attendre, je crois que je vais devenir dingue !
J'ai raccroché, je me suis effondrée et j'ai pleuré. J'ai échafaudé tout un tas de théories : de nouvelles candidates reçues car peut-être que parmi celles de la "short list" aucun n'a trouvé grâce aux yeux du DG... Ou bien peut-être du piston, comme cela se pratique sur beaucoup de postes.
D'un autre côté, en me rendant sur les différents sites où figurait l'offre, je constate qu'elle n'apparaît plus nulle part...
Sur ces entrefaits, quelques minutes plus tard, Mon Homme m'appelle. Je bredouille au téléphone, retiens mes larmes... Il tente de me rassurer, me prie de ne pas dramatiser, de rester sereine dans cette attente, de ne pas me faire de films. Soit.
Le soir même, pour me changer les idées, direction la plage de P*lavas pour un beach-volley avec quelques anciennes collègues de bureau. Bon sang, c'était la première fois que je jouais, quelle catastrophe ! J'ai chopé mal aux poignets. Mais nous avons bien ri, cela m'a fait beaucoup de bien. Ensuite nous avons pique-niqué sur le sable, avec en fond musical le bal-musette de l'été, puis je suis allée retrouver Mon Homme pour me faire réconforter et il est très fort pour cela, champion du monde même !
Hier pas grand-chose à signaler. J'ai passé la journée chez moi, à bouquiner en écoutant de la musique et à faire le tour des offres d'emploi, moins nombreuses depuis une dizaine de jours. J'ai également reçu un courrier de mon avocat, qui m'a fait parvenir copie de la saisine adressée au Conseil des Prud'hommes pour ouvrir l'affaire. Il va réclamer un an de salaire, ce qui correspond, d'après les toutes fraiches informations dont je dispose, au minimum qui sera perçu par les prochains licenciés, dont certains ont moins d'ancienneté que moi.
Hier soir Mon Homme organisait une soirée poker chez lui, avec quelques amis. J'ai préféré les laisser entre mecs, même si Mon Homme avait un peu insisté pour que je participe, c'est vrai que j'adore jouer au poker et que je suis plutôt forte ! Mais je souhaite que Mon Homme conserve ses soirées régulières avec ses amis sans leur imposer ma présence. Vendredi soir son meilleur ami, celui de S*nt-Eti*nne, revient pour passer le week-end avec nous - seul cette fois, car il s'est séparé de la copine qui l'accompagnait voilà deux semaines - et là encore, je les laisserai seuls pour une soirée, histoire qu'ils laissent libre cours à leurs confidences et à leurs échanges virils ;-))
Ce soir par contre il sera tout à moi et je vais partager avec lui mes chaudes retrouvailles avec Christian Troy, puisque la diffusion de la saison 4 de "Nip/Tuck" débute ce soir.
Etant donné qu'à partir de ce week-end je vais passer beaucoup de temps chez Mon Homme, j'ignore quand je reviendrai par ici. Cependant, je passerai régulièrement chez moi pour prendre soin de ma petite Vanille alors j'en profiterai pour mettre en ligne les commentaires et poster, si j'ai le temps...
Et je vais tâcher de retrouver la pêche et surtout, le sourire...
Je compte les jours qui me séparent des vacances de Mon Homme - deux, nous tenons le bon bout. Je supporte de plus en plus mal l'inactivité et la solitude, j'ai l'impression de ne servir à rien, d'être inutile. Mon cerveau végète même si pourtant je continue de l'exercer par la lecture, l'écriture, les conversations. Je mène plusieurs réflexions importantes de front, au moins une décision devrait se concrétiser très prochainement.
Je ne parviens plus à sortir de mon lit avant 8h30 le matin ce qui, pour moi qui suis plutôt très très matinale, est pire qu'une grasse mat' !! J'ai aussi déserté la salle de sport depuis le début de cette semaine, je pratique à domicile avec mon stepper. Mon corps m'exprime mon mal-être intérieur, il est amorphe, je suis toujours toute ensuquée et en plus j'ai des boutons.
J'évite de mettre le nez dehors et en particulier dans les magasins sinon j'ai envie de dépenser et je craque. En plus depuis hier, ici, les soldes ont commencé et alors je fuis les furies folles furieuses qui se précipitent dans les boutiques les premiers jours, prêtes à tuer pour arracher la robe de leurs rêves, qui bousculent sans scrupule et semblent ne faire tourner leur existence qu'autour de ce qu'elles portent.
Ma voiture donne de plus en plus de signes de faiblesse, du coup je la ménage et ne m'aventure pas plus loin que quelques kilomètres autour de chez moi.
Au moins, à partir de la semaine prochaine, lorsque Mon Homme sera en vacances, nous pourrons nous motiver mutuellement pour le sport - car lui aussi a un peu lâché depuis deux semaines, à cause de ses nombreuses heures de boulot et de sa petite déprime qui a du mal à passer - et aussi aller nous promener. Nous éviterons la plage, que nous cèderons aux touristes, pour profiter de la piscine de sa résidence.
Du coup, avec cet état de ras-le-bol avancé, je perds confiance et je n'y crois plus trop, à ce super poste. D'autant plus que mardi en fin de matinée, n'y tenant plus, j'ai contacté mon interlocutrice au cabinet de recrutement afin de connaître la date à laquelle je serais convoquée pour passer les tests de personnalité. Dans un premier temps, elle m'a indiqué qu'elle devait faire le point avec le responsable du recrutement et m'a demandé de la rappeler en milieu d'après-midi.
Ce que j'ai fait, bien sûr. Là, elle me confirme qu'elle a debriefé avec le consultant en chef. Ma candidature a été "mise de côté". Je lui demande si cette mise à l'écart n'est pas négative. Elle me répond que non, qu'en fait il reste encore des entretiens à mener et que par conséquent, les convocations pour les tests ne seront adressées qu'à l'issue de cette phase d'entretiens. Je me surprends, pensant que nous n'étions que cinq maximum en "short list", elle est embarrassée et semble supputer qu'il y aurait d'autres candidates.
A vrai dire tout au long de la conversation je ne l'ai pas sentie sincère, j'ai eu l'impression qu'elle "pipeautait", qu'elle me cachait une certaine vérité, à savoir que le choix était déjà fait. Depuis le temps que je l'ai régulièrement au téléphone, je commence à la "sentir" la fille ! Elle me propose de la recontacter le lundi 16 juillet. Encore presque deux semaines à attendre, je crois que je vais devenir dingue !
J'ai raccroché, je me suis effondrée et j'ai pleuré. J'ai échafaudé tout un tas de théories : de nouvelles candidates reçues car peut-être que parmi celles de la "short list" aucun n'a trouvé grâce aux yeux du DG... Ou bien peut-être du piston, comme cela se pratique sur beaucoup de postes.
D'un autre côté, en me rendant sur les différents sites où figurait l'offre, je constate qu'elle n'apparaît plus nulle part...
Sur ces entrefaits, quelques minutes plus tard, Mon Homme m'appelle. Je bredouille au téléphone, retiens mes larmes... Il tente de me rassurer, me prie de ne pas dramatiser, de rester sereine dans cette attente, de ne pas me faire de films. Soit.
Le soir même, pour me changer les idées, direction la plage de P*lavas pour un beach-volley avec quelques anciennes collègues de bureau. Bon sang, c'était la première fois que je jouais, quelle catastrophe ! J'ai chopé mal aux poignets. Mais nous avons bien ri, cela m'a fait beaucoup de bien. Ensuite nous avons pique-niqué sur le sable, avec en fond musical le bal-musette de l'été, puis je suis allée retrouver Mon Homme pour me faire réconforter et il est très fort pour cela, champion du monde même !
Hier pas grand-chose à signaler. J'ai passé la journée chez moi, à bouquiner en écoutant de la musique et à faire le tour des offres d'emploi, moins nombreuses depuis une dizaine de jours. J'ai également reçu un courrier de mon avocat, qui m'a fait parvenir copie de la saisine adressée au Conseil des Prud'hommes pour ouvrir l'affaire. Il va réclamer un an de salaire, ce qui correspond, d'après les toutes fraiches informations dont je dispose, au minimum qui sera perçu par les prochains licenciés, dont certains ont moins d'ancienneté que moi.
Hier soir Mon Homme organisait une soirée poker chez lui, avec quelques amis. J'ai préféré les laisser entre mecs, même si Mon Homme avait un peu insisté pour que je participe, c'est vrai que j'adore jouer au poker et que je suis plutôt forte ! Mais je souhaite que Mon Homme conserve ses soirées régulières avec ses amis sans leur imposer ma présence. Vendredi soir son meilleur ami, celui de S*nt-Eti*nne, revient pour passer le week-end avec nous - seul cette fois, car il s'est séparé de la copine qui l'accompagnait voilà deux semaines - et là encore, je les laisserai seuls pour une soirée, histoire qu'ils laissent libre cours à leurs confidences et à leurs échanges virils ;-))
Ce soir par contre il sera tout à moi et je vais partager avec lui mes chaudes retrouvailles avec Christian Troy, puisque la diffusion de la saison 4 de "Nip/Tuck" débute ce soir.
Etant donné qu'à partir de ce week-end je vais passer beaucoup de temps chez Mon Homme, j'ignore quand je reviendrai par ici. Cependant, je passerai régulièrement chez moi pour prendre soin de ma petite Vanille alors j'en profiterai pour mettre en ligne les commentaires et poster, si j'ai le temps...
Et je vais tâcher de retrouver la pêche et surtout, le sourire...
par Gajulie
publié dans :
Blablas gajuliens...
Je tiens tout d'abord à vous remercier pour vos encouragements pour l'entretien de vendredi. Je ne vais pas vous faire languir davantage, vous ne l'avez pas mérité !
Je n'ai rencontré aucune déconvenue avec les transports. Arrivée à la Gare de M*rseille, j'ai retrouvé cette ambiance si particulière et indéfinissable qui me fait aimer cette ville, qui décidément a une âme. J'ai ensuite rejoint la navette qui relie la Gare à l'Aéroport, puisque mon entretien se déroulait dans un bureau du Business Center de ce dernier. Et là, dès que le bus a bougé, j'ai compris que le trajet risquait d'être apocalyptique, je me suis collée le MP3 sur les oreilles et pris un chewing gum. Une famille avec quatre enfants s'est installée et j'ai vu les parents armer les enfants de sacs plastoc dès qu'ils se sont assis, j'ai bien compris que les pauvres petits souffraient du mal des transports. Cela n'a pas manqué, ils ont vomi pendant les vingt-cinq minutes qu'a duré le trajet, chacun leur tour !!
Sur ce, l'heure du déjeuner approchant, bon appétit ;-))
Je suis arrivée donc un quart d'heure en avance, toute pimpante après avoir même eu le temps de respirer l'air pur et de me repoudrer le nez. J'ai immédiatement été reçue par le DG de l'entreprise, mon peut-être futur patron donc. Il s'agissait là encore de me présenter, de lui exposer mon parcours professionnel, tel que je l'avais déjà fait avec le consultant du cabinet de recrutement rencontré deux semaines plus tôt. Le contact est très très bien passé. Je me suis sentie de suite très à l'aise face à cet homme, qui dégage beaucoup de calme. Il m'a donné de nouvelles informations sur le poste, décidément très très riche, un sacré challenge si je le décroche. Il tient presque davantage d'un poste de RRH que d'assistante !!
Je lui ai bien fait ressentir ma grande motivation et je crois que j'ai marqué un autre point. Nous avons évoqué un sujet d'actualité lié à l'entreprise en question, sujet sur lequel j'avais lu un article très abouti dans "Le Midi Libre" le matin même, dans le train. J'avais d'ailleurs pris des notes et potassé, considérant que peut-être je pourrais utiliser cette matière pendant l'entretien. Cela n'a pas manqué ! Du coup j'ai pu argumenter, exprimer mon avis et il a semblé apprécier et en tout cas, a constaté que je m'étais documentée.
L'entrevue a duré trois quart d'heures. En fait cette deuxième phase du recrutement est divisée en deux parties, la première étant l'entretien de vendredi donc, avec le DG. Ensuite, je vais devoir retourner à A*x pour rencontrer à nouveau le consultant du cabinet de recrutement, qui me fera passer des tests de personnalité. C'est à l'issue de ceux-ci et en fonction de leurs résultats que le choix final s'effectuera. Le DG reverra la personne retenue afin de lui soumettre une proposition financière. Le tout devrait se terminer fin juillet.
Sur ce poste, toute mention à la rémunération a volontairement été proscrite et comme j'ai compris les raisons de cette "omission" dès le début, je me suis bien retenue de poser la moindre question. J'ai simplement donné mon dernier salaire, et il n'a pas paru démesuré au consultant. En fait, ils veulent recruter une personne qui sera motivée en premier lieu par le poste, et pas par le statut très avantageux qu'il offre.
J'attends donc d'être contactée afin de connaître la date des tests de personnalité, mais comme je ne suis pas très patiente je vais sans doute craquer et appeler demain la collaboratrice qui suit mon dossier au sein du cabinet de recrutement. J'aimerais bien que cela tombe la semaine prochaine, ainsi Mon Homme m'accompagnera puisqu'il sera en vacances, et nous profiterons de cette journée pour visiter les environs.
Bon sang, un mois à attendre pour le verdict final, c'est long !!!
Le soir même, j'ai retrouvé Mon Homme et avec un couple d'amis, nous avons joué pendant deux heures au badmington. Je n'avais plus joué depuis le lycée alors naturellement, je craignais d'être ridicule. La première demi-heure a été laborieuse mais avec les conseils de Mon Homme j'ai vite progressé, à tel point que mes adversaires et mon partenaire en ont été surpris. J'ai vraiment adoré m'adonner à ce sport et j'ai suggéré à Mon Homme que nous prenions un abonnement pour pratiquer régulièrement. Enfin, j'ai constaté avec plaisir que mon pied ne me faisait plus souffrir.
Ensuite chacun de nous deux est retourné dans son appartement et nous nous sommes retrouvés samedi midi. Mon Homme souhaitait depuis un moment changer sa télévision, la sienne datant de plus de vingt ans !! Il a craqué pour un grand écran 102 cm en Full HD, une merveille de technologie qui a tout de même valu que nous changions tout l'aménagement de son salon !! Mais cela en vaut la peine, le soir-même nous avons découvert l'excellente série "Heroes", à laquelle je pressens que nous allons devenir accros d'ailleurs.
Hier temps de chien, Mon Homme tout patraque, contre-coup de la semaine intense et encore des relents de déprime... Cela ne l'a pas empêché d'être tout attentionné avec moi. Lorsque nous nous sommes réveillés, il m'a souhaité un "bon anniversaire". Il m'a fallu quelques dizaines de secondes pour réaliser qu'il n'avait pas perdu la raison mais qu'en ce 1er juillet, cela faisait exactement six mois que nous avions débuté notre histoire d'amour...
Avec une année 2007 qui s'est ouverte dans les bras de l'homme qui m'a fait me réconcilier avec l'amour, je ne peux que le décrocher, ce job !!!
Je n'ai rencontré aucune déconvenue avec les transports. Arrivée à la Gare de M*rseille, j'ai retrouvé cette ambiance si particulière et indéfinissable qui me fait aimer cette ville, qui décidément a une âme. J'ai ensuite rejoint la navette qui relie la Gare à l'Aéroport, puisque mon entretien se déroulait dans un bureau du Business Center de ce dernier. Et là, dès que le bus a bougé, j'ai compris que le trajet risquait d'être apocalyptique, je me suis collée le MP3 sur les oreilles et pris un chewing gum. Une famille avec quatre enfants s'est installée et j'ai vu les parents armer les enfants de sacs plastoc dès qu'ils se sont assis, j'ai bien compris que les pauvres petits souffraient du mal des transports. Cela n'a pas manqué, ils ont vomi pendant les vingt-cinq minutes qu'a duré le trajet, chacun leur tour !!
Sur ce, l'heure du déjeuner approchant, bon appétit ;-))
Je suis arrivée donc un quart d'heure en avance, toute pimpante après avoir même eu le temps de respirer l'air pur et de me repoudrer le nez. J'ai immédiatement été reçue par le DG de l'entreprise, mon peut-être futur patron donc. Il s'agissait là encore de me présenter, de lui exposer mon parcours professionnel, tel que je l'avais déjà fait avec le consultant du cabinet de recrutement rencontré deux semaines plus tôt. Le contact est très très bien passé. Je me suis sentie de suite très à l'aise face à cet homme, qui dégage beaucoup de calme. Il m'a donné de nouvelles informations sur le poste, décidément très très riche, un sacré challenge si je le décroche. Il tient presque davantage d'un poste de RRH que d'assistante !!
Je lui ai bien fait ressentir ma grande motivation et je crois que j'ai marqué un autre point. Nous avons évoqué un sujet d'actualité lié à l'entreprise en question, sujet sur lequel j'avais lu un article très abouti dans "Le Midi Libre" le matin même, dans le train. J'avais d'ailleurs pris des notes et potassé, considérant que peut-être je pourrais utiliser cette matière pendant l'entretien. Cela n'a pas manqué ! Du coup j'ai pu argumenter, exprimer mon avis et il a semblé apprécier et en tout cas, a constaté que je m'étais documentée.
L'entrevue a duré trois quart d'heures. En fait cette deuxième phase du recrutement est divisée en deux parties, la première étant l'entretien de vendredi donc, avec le DG. Ensuite, je vais devoir retourner à A*x pour rencontrer à nouveau le consultant du cabinet de recrutement, qui me fera passer des tests de personnalité. C'est à l'issue de ceux-ci et en fonction de leurs résultats que le choix final s'effectuera. Le DG reverra la personne retenue afin de lui soumettre une proposition financière. Le tout devrait se terminer fin juillet.
Sur ce poste, toute mention à la rémunération a volontairement été proscrite et comme j'ai compris les raisons de cette "omission" dès le début, je me suis bien retenue de poser la moindre question. J'ai simplement donné mon dernier salaire, et il n'a pas paru démesuré au consultant. En fait, ils veulent recruter une personne qui sera motivée en premier lieu par le poste, et pas par le statut très avantageux qu'il offre.
J'attends donc d'être contactée afin de connaître la date des tests de personnalité, mais comme je ne suis pas très patiente je vais sans doute craquer et appeler demain la collaboratrice qui suit mon dossier au sein du cabinet de recrutement. J'aimerais bien que cela tombe la semaine prochaine, ainsi Mon Homme m'accompagnera puisqu'il sera en vacances, et nous profiterons de cette journée pour visiter les environs.
Bon sang, un mois à attendre pour le verdict final, c'est long !!!
Le soir même, j'ai retrouvé Mon Homme et avec un couple d'amis, nous avons joué pendant deux heures au badmington. Je n'avais plus joué depuis le lycée alors naturellement, je craignais d'être ridicule. La première demi-heure a été laborieuse mais avec les conseils de Mon Homme j'ai vite progressé, à tel point que mes adversaires et mon partenaire en ont été surpris. J'ai vraiment adoré m'adonner à ce sport et j'ai suggéré à Mon Homme que nous prenions un abonnement pour pratiquer régulièrement. Enfin, j'ai constaté avec plaisir que mon pied ne me faisait plus souffrir.
Ensuite chacun de nous deux est retourné dans son appartement et nous nous sommes retrouvés samedi midi. Mon Homme souhaitait depuis un moment changer sa télévision, la sienne datant de plus de vingt ans !! Il a craqué pour un grand écran 102 cm en Full HD, une merveille de technologie qui a tout de même valu que nous changions tout l'aménagement de son salon !! Mais cela en vaut la peine, le soir-même nous avons découvert l'excellente série "Heroes", à laquelle je pressens que nous allons devenir accros d'ailleurs.
Hier temps de chien, Mon Homme tout patraque, contre-coup de la semaine intense et encore des relents de déprime... Cela ne l'a pas empêché d'être tout attentionné avec moi. Lorsque nous nous sommes réveillés, il m'a souhaité un "bon anniversaire". Il m'a fallu quelques dizaines de secondes pour réaliser qu'il n'avait pas perdu la raison mais qu'en ce 1er juillet, cela faisait exactement six mois que nous avions débuté notre histoire d'amour...
Avec une année 2007 qui s'est ouverte dans les bras de l'homme qui m'a fait me réconcilier avec l'amour, je ne peux que le décrocher, ce job !!!
par Gajulie
publié dans :
Blablas gajuliens...
Ce matin je me réveille avec le moral dans les chaussettes que je n'ai pas... Pourtant j'étais chez Mon Homme, qui vient de me déposer avant d'aller au bureau.
Je commence à flipper pour l'entretien de demain et je pressens des galères au niveau des transports, j'espère que mon intuition va se planter, pour une fois. Et je mesure également tout l'espoir que je place en ce poste et tous les projets qui y sont liés. Dangereuse attitude. Comment réagirai-je si je ne suis pas l'heureuse élue ? J'ai confiance en moi mais je dois envisager toutes les éventualités. Demain je rencontre le Directeur Général de l'entreprise, celui avec lequel il me faudra composer au quotidien si je décroche la timballe. Et si le feeling ne passait pas ? Les premières impressions tiennent souvent à peu de choses et pourtant elles sont déterminantes.
Je compte les jours qui séparent Mon Homme des vacances : sept, en terme de jours ouvrés. J'aimerais pouvoir traverser cette période estivale avec l'esprit apaisé, du fait d'un poste qui m'attendrait début septembre. Si jamais la réponse est positive, nous profiterions de ces deux semaines de congés pour nous rendre sur place et chercher un appart et également pour m'enquérir d'une nouvelle voiture.
Au-delà de ces considérations matérielles encore hypothétiques, nous avons besoin lui et moi de nous retrouver. Depuis deux semaines il bosse onze heures par jour, les deux soirs par semaine que nous passons ensemble nous nous retrouvons à vingt heures et il repart au bureau dès huit heures du mat'. J'enrage devant tout ce qu'il donne et le peu qu'il reçoit. Son petit cheffaillon, lui, arrive à neuf heures et se casse à dix-sept trente en lui collant toute la pression sur ses épaules. Mais Mon Homme est doté d'une conscience professionnelle sans faille, c'est aussi ce qui nous a réunis. En attendant, entre cette masse de boulot et cette petite déprime qui a du mal à s'évacuer depuis un mois, notre vie intime est plutôt chamboulée et je ne le vis pas toujours très bien. Heureusement que nous sommes très complices et surtout que nous parlons beaucoup. Ces vacances seront donc celles des "retrouvailles", de l'amour...
Si seulement je pouvais me défouler au sport... Mais je me suis blessée au pied la semaine dernière et alors que je souffrais moins hier matin, je suis allée courir mais au bout de quarante minutes, j'ai dû m'arrêter, le pied en feu. En plus je sens que ma hanche gauche me tire aussi. Mais comme je n'ai plus de Mutuelle je vais éviter d'aller consulter et me ménager. J'ai investi dans un petit appareil de sport "maison", genre stepper, il fera l'affaire en attendant, mais tout de même cela n'équivaut pas à un bon footing.
Heureusement, Vanille se porte bien mieux. Hier matin, je l'ai conduite chez le docteur des n'animaux. Depuis mardi soir j'avais constaté une amélioration de son état général : elle était enfin sortie du placard - non non elle ne m'a pas annoncé son homosexualité - au sens propre et a passé la soirée sur le balcon et sur mes genoux. Elle a ensuite dormi sur le canapé, où je l'ai retrouvée hier matin. Par contre, elle a très vite regagné son petit coin noir jusqu'à ce que moi, fourbe traitre, l'en sorte avec un gros calin... pour ensuite la mettre dans son panier de transport qu'elle déteste. Je n'avais pas d'autre choix que de l'amadouer pour la sortir de sa tanière.
Diagnostic : un gros coup de stress, lié peut-être à un bruit qui lui aurait fait peur et l'aurait traumatisée, à un moment où j'étais absente. Ou bien encore carrément une déprime et là, difficile d'en déterminer la cause, considérant que je suis beaucoup plus présente qu'avant. La véto l'a examinée sous toutes les coutures, a coupé les touffes de poils collées et a pu constater que sous l'effet de la déprime, ne devait plus faire sa toilette. C'est un signe.
Prescription : un diffuseur de phéromones à brancher dans l'appart, afin qu'elle se réapproprie son environnement et qu'il lui redevienne un havre rassurant. Et également un léger anxyolitique à lui donner pendant deux semaines. Je refais un point avec la véto à l'issue de ce traitement et si cela ne va pas mieux, elle me donnera les coordonnées d'une véto comportementaliste basée à N*mes.
Conseil : lui réapprendre à faire sa toilette en la caressant plusieurs fois par jour avec un gant humide. De plus cela lui enlèvera les poils superflus. Pour l'instant elle n'aime pas trop mais petit à petit elle se laisse faire.
En tout cas, depuis le retour de chez le véto, elle est avec moi dans le séjour, elle dort sur le canapé, elle gambade un peu, mange la bonne pâté truffée d'anxyo.
J'ai expliqué à la véto que j'étais absente le week-end et que de ce fait je culpabilisais. Elle m'a indiqué qu'étant donné que Vanille est une angoissée et une craintive, il est préférable, pour deux jours, de la laisser dans son environnement habituel, de ne pas la bousculer.
Je suis rassurée mais je reste vigilante et attentive à la moindre rechute.
Hier après midi, j'ai vécu un enfer, convaincue d'une conspiration à mon égard, genre à la "X-Files, la tranquillité est ailleurs". Alors que je m'apprêtais à faire une petite sieste bien méritée étant donné que je m'étais levée à 6h pour aller au sport et que j'ai cavalé toute la matinée, voilà qu'un de mes voisins se met à jouer de la perceuse de façon incessante. Après Technoman qui de temps en temps m'inflige sa musique pourrie à un niveau sonore élevé, voilà Bricolman qui s'amuse en me faisant écouter plusieurs tonalités de perceuse, de la plus grave à la plus aiguë ! Enfin, au bout de plusieurs dizaines de minutes, le supplice cesse... pour laisser la place à un autre, sans doute bien pire encore : un autre voisin - à moins que finalement il ne s'agisse que d'une seule et même personne - s'injecte C*line D*on à fond, meuglant sur le générique de "Titanic". Je préfère alors protéger mes fragiles oreilles avec des boules Qu*ès, en attendant que le cauchemar s'arrête. Ce matin, à 8h38 pétantes, la perceuse a repris du service.
Mardi matin, j'ai appris que le lieu de mon entretien de demain a changé. Il ne déroulera pas à A*x mais à Mar*eille et pour faire simple, pas dans le centre mais en périphérie ! Du coup hier matin j'ai dû aller à la S*CF échanger mon billet de train et j'ai appris par la même occasion qu'un mouvement social est en cours aujourd'hui, mais de toute façon ici et à Mar*seille, sont tout le temps en grève ces fainéants. Je prie pour que tout fonctionne bien demain. Si je manque cet entretien à cause des cheminots, je crois que je serais prête à aller foutre une bombe dans leur dépôt !!
J'ai passé la soirée de mardi au téléphone avec d'anciens collègues, tout d'abord avec un délégué syndical puis avec une amie qui est également élue au CE de mon ancienne boite, et j'ai appris une nouvelle qui a fait prendre à la prédiction suivante de mon medium tout son sens :
"Entre juin et septembre mon ancienne boite va connaître de grands bouleversements au niveau de sa direction, des cadres dirigeants, "des têtes vont tomber", suite à de grandes décisions arrêtées en février dernier."
Le CE est convoqué par la Direction en réunion extraordinaire mardi prochain à Paris. Un plan de licenciement va être annoncé, il concerne cinq personnes, et pas des moindres : le directeur marketing, sa chargée de communication, le directeur des services (celui qui manage la trentaine de consultants qui installent les produits chez les clients et les forment), le contrôleur de gestion... et mon ancienne RRH !!
Le rapprochement avec l'autre filiale basée près de Toulouse se confirme et du coup, les doublons sont éliminés petit à petit, également car la situation financière de l'entreprise est catastrophique. La nouvelle leur a été annoncée lundi. Pour certains c'est plutôt un soulagement, car ils avaient envie de partir depuis un moment et ont déjà d'autres projets, reste à bien négocier financièrement. Pour d'autres en revanche, la nouvelle est tombée comme un couperet. Le contrôleur de gestion par exemple : il est jeune, à peine trente ans, a investi dans la pierre voilà trois mois, et son amie attend leur premier enfant et doit accoucher d'ici une quinzaine de jours !
Quant à mon ancienne RRH, elle m'a appelé mardi soir, elle est remontée comme une cocotte minute prête à exploser ! La Direction ne lui a proposé que trois mois de salaire pour partir, ce qu'elle trouve limite insultant et elle a raison. De plus, son mari lui aussi est en train de se faire licencier et apparemment cela se passe mal puisqu'il a pris un avocat - le même que le mien d'ailleurs ! Alors voilà, là encore, une maison à payer, deux enfants à nourrir... Ce genre de réalité me fout en rogne, ces patrons qui empochent allègrement leurs dizaines de milliers d'euros mensuels et qui n'ont aucune considération pour les situations individuelles parfois difficiles. Faut pas s'étonner qu'autant de personnes dorment dans la rue.
J'en ai profité pour évoquer avec elle la procédure que j'ai lancée auprès des Prud'hommes et elle m'a soutenu dans ma démarche, convaincue que je fais bien et qu'il faudrait faire comprendre à ces minables êtres assoiffés d'argent et de pouvoir qu'il ne s'agit pas de nous coller un chèque dans la main pour nous faire taire et accepter leurs décisions. Elle-même a déjà contacté un avocat - le même que son mari et donc que le mien - pour négocier son départ.
Je suis fort aise de ne plus me trouver dans l'entreprise, l'ambiance dans le couloir "direction" doit être délétère et j'en aurais encore chopé des palpitations !! Je suis bien heureuse également d'avoir fait le choix de me battre...
Mais pour l'instant, il ne s'agit pas de me disperser, je dois placer toute mon énergie positive dans cet entretien de demain...
NB : à droite de l'écran, pour ceux qui comme moi, appréciaient tout particulièrement l'excellente et sans langue-de-bois émission "Arrêt sur Images" et tiennent au pluralisme et à la liberté des médias, un lien pour signer la pétition contre la suppression de cette émission.
par Gajulie
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Blablas gajuliens...
