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Pour mes fans

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Dimanche 27 août 2006

Alors après vous avoir fait languir en affichant en plein jour ma très brève romance rencontre avec le beau Lilian Thuram, voilà que je vais quand même vous raconter la petite histoire

Septembre 1998… A peine deux mois après la victoire française à la Coupe de Monde de football qui a plongé notre pays dans une ferveur inégalée depuis la Libération paraît-il.

A cette époque, je mène une vie de couple ennuyeuse à mourir tranquille avec mon ex, F., avec lequel je suis depuis déjà presque quatre ans et que je quitterai deux ans et demi plus tard. Un garçon très simple, gentil, discret… Pourtant pas spécialement amateurs de footchball, comme tout le monde nous nous sommes pris au jeu de cette inoubliable compétition. Chaque match se déroulait avec sa bande de potes et déclenchait des manifestations de joie exacerbées, comme ce soir de victoire où nous sommes descendus dans la rue et où un ami un peu enivré s’est fait conduire au poste de Police pour avoir grimpé à un mât dans le but de toucher le drapeau bleu-blanc-rouge. Nous gardons tout particulièrement en mémoire les deux buts de Lilian lors de France-Croatie… C’est là que je le découvre vraiment.

Pendant les vacances d’été en général nous partons chez son père (ses parents sont divorcés), sa belle-mère et ses petits frères qui vivent sur la côte varoise, et chaque année je découvre un peu plus cette magnifique région… Cette année nous profitons d’être partis début septembre pour faire une tournée des lieux un peu « jet set » impraticables en juillet-août pour cause de superficialité à outrance, notamment Saint-Tropez et Monaco.

Et là donc, en ce jour béni ensoleillé, nous nous promenons à Monaco. Un ami en vacances dans le coin, footeux à fond, nous accompagne. Nous marchons tranquillement et assis une grande terrasse déserte, face au casino, je le vois et je le reconnais de suite, lui, le superbe black à lunettes (hommes à lunettes… bref) avec un magnifique petit bout de chou qui doit avoir tout au plus trois ans.

Je me fige sur place, mon ex s’inquiète l’espace d’une seconde, me demande ce qui m’arrive.

Moi : « Regardez, c’est Lilian Thuram, là ! » (mais discrète hein, pas du genre groupie qui crie, s’évanouit, sue, bégaie, mouille son string, montre du doigt…)

Mon ex : « Mais non enfin, tu crois qu’il serait là, tout seul, en train de prendre son café ? Allez, on y va »

Moi : « Oui ben on est à Monaco quand même, pas à Dunkerque. » (Dunkerquois Dunkerquoise, je vous salue…)

Le pote : « Ben F., je crois qu’elle a raison, c’est bien lui. »

Moi : « Allons le féliciter tout de même… »

Mon ex (qui craint ce qui va arriver, il connaît l’engin qui l'accompagne quand même, il la pratique depuis presque quatre ans) : « Non non non… Tu parles, il doit être tout le temps dérangé le pauvre, laissons-le tranquille, en plus il est avec son petit. »

Le pote (à ce moment précis, et celui-là seulement, je l'aime) : « Quand même, on pourrait aller le saluer, on ne lui demande rien de plus »

Mon ex : « Ok, faites comme vous voulez, moi je bouge pas. »

J’y vais la première, avec mon look de merde (quand j’y repense, je me foutrais bien dans le sac Carrefour tiens). Le pote suit de près, l’ex fait sa tête de mûle.

Moi : « Bonjour Lilian » (toujours polie)

Lilian, assis à sa table : « Bonjour »

Moi : « Lilian je suis ravie de vous rencontrer et je voulais juste vous remercier pour tout le bonheur que vous nous avez donné » (oui c’est hyper démago et il doit l’entendre environ cinq cent fois par jour mais voilà, c’est venu comme ça).

Lui : « C’est gentil, merci »

Moi : « Je peux vous faire la bise ? » (ayé, je vois mon ex se décomposer)

Lui : « Avec plaisir » (quel dévouement quand j’y pense, imaginez la honte pour lui s'il y avait eu à ce moment-là dans les parages un paparazzi qui aurait vendu les photos Voici : "Lilian Thuram : sa nouvelle conquête au goût très sûr"... Voilà, une carrière foutue...)

Il se lève, il est bien élevé ce garçon ! L’ami observe mais je sens qu’il envie mon culot, lui est tétanisé.

Allez zou, on échange la bise de rigueur avec Lilian et là, je ne peux la tenir (ma langue... heuuu non non, je lui roule pas THE pelle quand même) :

Moi : « Est-ce que vous seriez d’accord pour que nous montions dans une chambre d’hôtel et que vous me culbutiez comme une bête en rût je me fasse photographier avec vous ? »

Lui (toujours très sympathique et patient) : « Oui bien sûr »

Et là, c’est le drame : l’ami veut poser avec nous. Je lui lance mon regard mitraillette (l’autre il dit « les yeux revolver, c’est comme vous l’voul’) mais il insiste. Bon bé tant pis, nous le ferons à trois…

Et là, c’est l’extase (notez l’enchaînement Mesdames et Mesdames !!) : alors que chacun se met en position (et ça continue, le pire c'est que je le fais pas exprès, ça doit être inné chez moi l'ambiguïté), le bras sur mon épaule pour Lilian, ma main derrière son dos pour moi, voilà que nous nous emmêlons un peu les pinceaux et que ma main, donc, touche malencontreusement son fessier rebondi. Je lui lance un petit regard avec la moue qui va avec du genre « oups, désolée » mais qui aurait bien pris quand même les deux belles pommes en mains n’en pense pas moins, il me sourit d’un air de dire « y’a pas de mal, si t’avais pas ton sac Carrefour et ta tunique de mèmère j’t’aurais bien invitée à boire un verre ce soir dans ma suite au Hilton »

Mon ex n’a rien vu de ma manœuvre, l’ami oui et comme je lui relance mon regard qui exprime, en gros : « si tu l’ouvres crois-moi je vais te tuer ».

Et juste après mon ex appuie sur le bouton de l’appareil, le gros petit oiseau sort… et voilà la rencontre immortalisée !

Il retourne à sa table, la vie normale reprend son cours, nous continuons notre promenade dans la Principauté et nous le recroiserons un peu plus tard dans une « galerie marchande », en train de discuter avec une vendeuse qui s’extasiait sur son fils (facile, grognasse, tu t'es pas foulée toi au moins !), notez que je n’ai pas dit « centre commercial » étant donné qu’il ne s’agit que de boutiques de grandes marques de prêt-à-porter voire de haute couture, le genre où faudrait que je fasse un crédit pour m’acheter un t-shirt.

Comme l’a dit Warhol nous devrions avoir tous droit à notre quart d’heure de gloire, hé bien voilà, pour ce qui me concerne il a fallu que ça arrive un jour où j'étais attifée comme un cul mais au moins, j’ai rencontré un mec riche, beau, sympathique qui semblait, à cette époque, ne pas se la péter et rester humble…

A très vite mes chouchous…


(Je vous rappelle que je suis actuellement en vacances et donc tenue éloignée d’un PC… Par conséquent je vous remercie d’être patients quant à la mise en ligne de vos commentaires…)

Samedi 13 mai 2006

... Date à laquelle j'ai écrit ce texte, intitulé ELLE.


Elle tourne en rond… Elle tourne en rond à la recherche d’un passé dont elle ne parvient pas à se remémorer. Sa vie est comme parsemée de zones d’ombre. Elle aurait tant  besoin de les éclaircir pour apercevoir enfin la lumière. Pour enfin réussir à devenir quelqu’un, à construire sa vie, à se comprendre aussi…


Souvent elle se sent perdue. Elle est proprement incapable d’analyser ses réactions, ses comportements, ses blocages. Elle se jette à corps perdu dans des histoires sans lendemain ou sans intérêt. Elle court après le masochisme tout en l’aborrhant… Le yin et le yang… Le plein et le vide, la vie et la mort, tout en elle est paradoxe.


Aujourd’hui elle semble déterminée à tout tenter en quête de la vérité. Mais quelle vérité ? La vérité de sa petite enfance ou la vérité qu’elle s’est vue asséner toute son existence ? Et puis tant de questions : que lui apportera cette découverte ? L’aidera-t-elle ou au contraire l’achèvera-t-elle ? Comment pourrait-elle réagir si elle découvre que toute sa vie n’a été qu’une succession de non-dits, de mensonges ou d’affabulations ?


La question principale qui revient sans cesse à son esprit est dons : EST-IL MEILLEUR POUR ELLE DE SAVOIR OU D’IGNORER ? Si elle venait à savoir, vivrait-elle enfin ou survivrait-elle encore ?


SAVOIR… Savoir, ce peut être comprendre. Comprendre, ce peut être enfin atteindre la sérénité. Ce peut être se remettre en question, repartir sur des bases saines.


COMPRENDRE… Ce peut être aussi souffrir. S’apercevoir que tous ses repères n’ont été que chimères. Que tout ce que les autres lui ont laissé entendre et tout ce qu’elle a rejeté en bloc, allant jusqu’à cultiver une haine pour ces personnes mal intentionnées, était réalité. Comment réussir à surmonter une telle déception ? Comment apprendre à vivre normalement après avoir été bernée de la sorte ? C’est comme une mise à mort.


IGNORER… Continuer à vivre comme si de rien n’était, avec ces tranches de vie en moins. Continuer à feindre l’équilibre, le bonheur, la sérénité. Continuer à être hantée par des images et par des rêves oppressants qui amènent tous à la même symbolique. Cela signifierait se résigner.


COMPRENDRE, SOUFFRIR, AFFRONTER, SE RESIGNER ?


Pour affronter, il lui faut le courage, elle doit se sentir prête, entourée, pour ne pas flancher si la réalité était trop difficile à encaisser.


D’un autre côté, elle n’a pas un tempérament à se résigner. Elle à 30 ans, elle a conscience qu’elle ne parviendra pas à s’engager pleinement et sainement dans l’existence si elle conserve ces « trous noirs » dans sa mémoire. Comment réussir à constituer une chaîne lorsqu’il manque des maillons ?


A elle de choisir le meilleur chemin pour accéder enfin à la vérité, et ce dont elle est sure, c’est qu’elle souhaite y arriver par elle-même, seule, sans se laisser influencer, ni manipuler, sans écouter autrui.


Ce sera une quête qu’elle mènera en solitaire, meilleure façon pour elle de rester maîtresse de ses pensées et de ses réactions… Meilleur moyen d’envisager l’avenir : VIVRE ou SURVIVRE ?


Ce qui l’amène le plus à s’interroger en ce moment, ce sont ses rêves. La nuit devient synonyme d’appréhension car ses rêves sont angoissants. Tous la ramènent indubitablement à deux symboliques : image de violence, image de père. Violence, père, père, violence, comme un leitmotiv. Elle tourne et retourne ses mots dans sa tête, essaie de rattacher cette symbolique à des souvenirs concrets mais elle n’y trouve aucun lien. Elle y pense la nuit, elle y pense le jour, elle y pense toujours.


Elle tente vainement d’atténuer ce cercle vicieux dans son esprit en se noyant dans des rencontres futiles… Elle pense qu’ainsi tout ira mieux, qu’elle finira par oublier. Mais elle n’oublie pas… Elle pense au malaise palpable de sa mère lorsqu’elle lui pose des questions sur son enfance, elle pense aux paroles lourdes de sous-entendus de sa grande sœur décrivant un père telle qu’elle-même ne pourrait même pas l’imaginer. Son père, c’est son idéal. Selon sa sœur, c’est un bourreau…

Samedi 6 mai 2006

Suite de la première partie publiée le mardi 2 mai...


Je ne sais pour quelle raison, après notre séparation, voilà qu’il avoue tout à sa compagne. Il me fait savoir qu’elle sait, et au-delà de la tromperie elle sait qui a été la maîtresse et me voilà affublée paraît-il de doux noms d’oiseau, elle veut « me faire la peau » etc etc. Elle sait où j’habite et s’arrête parfois en voiture sous ma fenêtre. Mon Dieu mais parfois je suis totalement dépassée par la connerie de certains mecs. Est-ce pour se venger de moi qu’il lui dit qui j’étais ? J’imagine qu’il a dû lui faire croire également que je l’ai forcé à venir m’aborder, que je l’ai forcé à m’embrasser, que je l’ai forcé à me faire l’amour, parce qu’alors lui il n’en avait pas du tout envie !


Encore une fois, une de plus malheureusement, je suis stupéfaite par tant de lâcheté. Il se blanchit en me chargeant à mort et ne me faisant passer pour « la putain », la femme qui n’a aucune morale, aucun scrupule.


Le manège de sa compagne cesse au bout de quelques semaines. Je le vois toujours de temps en temps, le matin, je l’ignore puis je finis par ne plus le croiser du tout à tel point que si je ne voyais leur voiture, je penserais qu’ils ont déménagé.


Puis je rencontre Jean-Paul et alors, emportée par cette passion destructrice, mais ça je ne le sais pas encore, mon histoire avec mon voisin gagne petit à petit le fin fond de ma mémoire. Un matin je dépose les quelques effets personnels qu’il m’avait laissés dans sa boite à lettres et comme je ne suis pas vache, je procède un samedi matin afin d’être certaine que c’est lui qui les trouvera : un t-shirt, une lettre, une photo dédicacée. Ma façon à moi de faire définitivement le deuil…


Jusqu’à ce jour de fin juillet 2003, où il m’envoie un sms me priant de le laisser me parler, que c’est très important. Il insiste vraiment et comme je suis parvenue à relativiser ma rancœur grâce au bonheur que je crois vivre avec Jean-Paul, j’accepte. Il passe chez moi le soir-même, il fait très chaud et comme je l’ai déjà dit, dans cette belle banlieue je ne mets plus les pieds en dehors de chez moi passées 20h00.


Nous échangeons les banalités de rigueur, santé, boulot, petites nouvelles etc etc. J’apprends qu’il a changé de boulot et que c’est la raison pour laquelle je ne le vois plus le matin puisqu’il bosse plutôt le soir. Je lui parle de Jean-Paul, en me gardant bien de lui donner les détails du pétrin dans lequel je me suis encore fourrée, juste pour lui faire mal, pour qu’il croie que j’ai trouvé le bon, celui qui saura m’aimer et saura me garder. Que j’ai définitivement tiré un trait sur lui, qu’il se rende compte qu’il n’a plus d’espoir.


Nous en venons donc au fait. Il m’annonce comme ça, de but en blanc, qu’il est PAPA depuis la veille, d’un petit garçon.


Je fais mine d’encaisser après tout de même quelques secondes de stupeur. Après les félicitations de rigueur, je lui demande sur le ton de la plaisanterie mais surtout de l’ironie qui est l’heureuse Maman. Il me répond qu’il s’agit de sa compagne. Surprise, je l’interroge, cette fois-ci vraiment méchamment, s’il est au courant que pour faire des bébés il faut faire l’amour, c’est à dire mettre son zizi dans la maman… enfin bref.


Puis je calcule… Juillet moins neuf mois, cela fait… Octobre ! Hé oui, octobre, le voyage aux Antilles avec son officielle alors que nous étions en pleine love story ! Il me confirme. Il savait aussi sans doute qu’il allait être papa quand nous nous sommes séparés.


Je suis au bord de la nausée. Tout le bon que j’avais senti chez lui lors de nos premiers échanges s’envole…


Puis il verse dans le pathétique, le pitoyable et le gerbant. Il commence à me prendre les mains, me regarder avec des yeux de chiens battus en affirmant qu’il est toujours fou amoureux de moi, qu’il pense toujours à moi, que je le hante, qu’il se sent prisonnier de sa situation, de ce qui lui arrive.


Je lui demande alors pourquoi il a accepté qu’elle garde l’enfant, pourquoi il a accepté de l’assumer. Il me répond qu’elle en avait très envie car ils avaient déjà essayé auparavant et cela n’avait pas pris. « Merde, elle ne t’a pas mis le couteau sous la gorge ! Assume ce qui t’arrive, et ne t’en plains pas, tu en es responsable ! ».


Puis il tente de m’embrasser et me serre dans ses bras et commence à pleurer. Je le repousse et il m’implore de lui faire l’amour, une dernière fois, avant de nous dire adieu, comme dit la chanson.


Et là, d’un coup, je me mets dans la peau de sa compagne, qui vient de mettre au monde dans la douleur LEUR enfant, qui savoure son bonheur et pense qu’il en est pareil pour son homme.


Je le repousse violemment, je le regarde droit dans les yeux et lui dis : « Est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ? Est-ce que tu te rends compte que ta compagne a mis HIER au monde VOTRE enfant et que là, ce soir, pendant qu’elle et le petit dorment à la maternité, tu viens me voir pour que nous fassions l’amour ? Tu crois donc que je n’ai aucun principe, aucune moralité, bref que je serais telle que tu sembles m’avoir décrite à ta compagne ? »


Il reste coi, ne m’a jamais vue aussi emportée.


Je l’attrape par le col, je me sens prise de bouffées de violence, j’ouvre la porte de l’appartement et le prie de sortir et de ne jamais revenir : « Tu me dégoûtes, je me demande comment j’ai pu t’aimer… Pars et ne reviens jamais. ».


Il me relance quelques fois par la suite , je l’ignore, tout comme quand je le croise. Puis en décembre je déménage pour m’installer dans Paris intra muros et tire définitivement sur lui, sur Jean-Paul, et je l’espère à ce moment-là sur tous les salauds qui auront jalonné mon parcours amoureux... Malheureusement ce ne sera pas le cas, mais heureusement jamais la lâcheté à laquelle je serai à nouveau confrontée n’atteindra un tel paroxysme





(Je vous rappelle que les commentaires sont ici modérés. Comme je ne vais pas être beaucoup devant le PC, je vous demande d'être patients quant à la mise en ligne de vos petits mots doux... Merci à vous.)


par Gajulie en vacances publié dans : Avant le blog...
 
 
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