Ouiiiiiin, pourquoi le temps défile-t-il aussi vite lorsque je suis avec lui ???
Les vacances touchent déjà à leur fin. Demain soir, retour à Montpellier, la tête remplie de belles images et toute gorgée d'amour pour tenir jusqu'aux prochaines retrouvailles, mi-juillet...
Chacun va retrouver son quotidien. Je rattaque le boulot dès mercredi matin, Chéri rend son appart à la fin de la semaine pour une période de transition, la plus courte possible espérons-nous, où il va retourner chez ses parents, en attendant la signature d'un CDI. Ceci va quelque peu bouleverser nos habitudes « virtuelles » et surtout skypiennes, nos conversations quotidiennes vont devenir beaucoup plus aléatoires... Mais il joue son avenir et puis nous nous étions préparés depuis le début à cette phase d'instabilité. Chéri attire la convoitise des chasseurs de tête et employeurs de son secteur qui le contactent et veulent le rencontrer... Nous espérons donc que d'ici la rentrée de septembre il sera en poste et installé dans un home sweet home que je viendrai de temps en temps envahir de ma blonde candeur, sans doute dans la capitale.
En attendant, nous avons savouré notre semaine à deux... Sans entrer dans les détails, en voici les faits marquants... enfin, la première partie !!
LA GUERRE DES BOUTONS
A peine arrivée chez Chéri mardi dernier, me voilà en proie à une irruption cutanée au niveau des bras, des petits boutons qui forment des plaques rouges, mais cependant pas au point que cela ne me démange... Chéri s'en inquiète, il pense à de l'urticaire, à une allergie quelconque. Or je ne m'en connais aucune. Tout de même Chéri aimerait que je consulte, mais je fais ma rebelle en lui promettant d'être plus raisonnable si l'invasion persiste... Celle-ci s'estompera petit à petit pour se terminer en sorte de « pelade » des plus élégantes...
Chéri, comme pour me soutenir dans cette épreuve, aura lui aussi sa part de boutons, démangeaisons en sus. Vendredi, seule vraie belle journée de la semaine (comme j'aime le climat de mon Sud où, fin juin, nous savons assurément que c'est l'été), nous partons en promenade. Alors que Chéri se met en quête d'un petit coin boisé et caché pour laisser libre cours à nos instincts primaires de consommation l'un de l'autre, voilà qu'il se fait attaquer par de vilaines feuilles de plantes qui visiblement n'avaient pas envie de se laisser déranger par deux jeunes amoureux lubriques. Bref, nous communions tout de même avec la nature et c'est le soir que Chéri commence à ressentir l'irrépressible envie de se gratter, aux chevilles et sur les pieds. Le lendemain, l'un de ses pieds aura presque doublé de volume et les autres boutons auront considérablement grossi pour presque former des oedèmes... Plus de peur que de mal, les vilaines difformités ont dégonflé d'elles-mêmes.
Ca nous apprendra à ne pas savoir nous tenir ! Comme le dit Franck Dubosc dans son spectacle, si cela continue, l'intimité aidant, nous finirons par nous percer mutuellement les boutons !!
LA FETE DE LA MUSIQUE
Mercredi soir nous sommes allés prendre un bain de foule à la Fête de la Musique, plutôt animée dans la petite ville de Chéri. Mais comme j'ai une légère tendance à l'agoraphobie, nous ne nous sommes pas attardés. J'ai beaucoup de mal avec la « viande saoûle » qui malheureusement pullule à ce genre d'occasion... Quoiqu'il en soit nous avons entendu de bons groupes, certains extrêmement imaginatifs dans leurs tenues de scène !! Cela fait toujours du bien d'assister au spectacle d'une ville plutôt « pèpère » laissée pour une soirée dans l'année aux mains d'une jeunesse créative et parfois talentueuse...
LA FETE DU CINEMA
Hier débutait la Fête du Cinéma. Nous avions de toute façon prévu Chéri et moi d'aller voir « OSS 117 » en ce dimanche midi, mais devant la pluie battante nous avons finalement décidé de prendre le passeport et de nous faire deux toiles.
« OSS 117 », une succession d'actes manqués nous avait empêchés de le voir plus tôt (tiens je devrais mener une analyse freudienne sur ceci d'ailleurs !). J'ai adoré ce film et à vrai dire je m'y attendais. J'y ai retrouvé le Jean Dujardin que j'aime (qui n'est pas celui de "Brice de Nice"...), celui de « Un gars une fille », franchouillard légèrement goujat et beauf mais tellement craquant, au sourire irrésistible et une classe à toute épreuve. L'intrigue est prenante et rondement menée, l'humour au rendez-vous avec quelques répliques « cultes » du genre « Comment est votre blanquette ? » et l'interprétation du « Bambino » en arabe est inoubliable. Voilà un moment de cinéma comme je les aime...
Puis nous avons enchaîné, décidément le couple aura été à l'honneur, "Un gars une fille", avec « On va s'aimer ». Un trentenaire en couple depuis plusieurs années va avoir une liaison avec la copine de son meilleur ami et se trouver en prise avec la culpabilité et le goût amer du « salaud » dans la bouche et dans les tripes. Va s'ensuivre toute une série de quiproquos et de rebondissements pour cacher cette incartade. Comédie rafraîchissante et sans prétention, où humour et musique trouvent leur place puisque certaines scènes sont entrecoupées par l'interprétation de morceaux kitch du patrimoine musical français, je vous la recommande vivement. Au passage les filles, Gilles Lellouche, l'acteur qui joue François dit « le cocu », est, je trouve, absolument charmant... Et Alexandra Lamy épatante !!
Aujourd'hui enfin, Chéri a cédé sous ma quantité de messages, subliminaux et autres, lui faisant part de mon désir ardent de voir « Volver » d'Almodovar. Nous y sommes donc allés ce midi et comme je parle couramment espagnol, nous l'avons vu en VO (je plaisante, merci les sous-titres !). En fait c'était mieux je pense de le visionner dans la langue originelle du tournage, qui permet de donner encore plus de caractère à ces femmes de coeur superbement mises en scène dans ce chef-d'oeuvre. Oui, un chef-d'oeuvre... mais je ne suis pas très objective car almodovarienne... Même Chéri a totalement accroché avec cette histoire de famille où les hommes ne jouent vraiment pas le beau rôle. Nous avons particulièrement apprécié l'ambiance « méditerranéenne » du film, où la culture culinaire tient une grande place, où les femmes ont « des couilles » et parlent fort, où leur sensibilité n'a d'égale que leur force et leur générosité. Penelope Cruz y est sublime et lorsqu'elle s'est mise à chanter « Volver », avec ce regard brillant et ce corps animé par l'émotion, j'ai senti les larmes monter (mais je les ai contenues !)... comme pour « Piensa in me » dans « Talons Aiguilles ». Alors voilà, Pedro Almodovar, merci... et encore !!
Pour ma part, j'ai répondu à la volonté de Chéri dans la semaine... Il insistait depuis un moment pour que je regarde "Pirates des Caraïbes" en DVD... J'avais de vieux à-prioris sur le fait que ce film ne me plairait pas. Hé bien ce fût tout le contraire ! Johnny Depp dans le rôle du capitaine pirate gaffeur, maladroit mais aussi extrêmement rusé et attachant, ça valait son pesant de cacahuètes... Merci Chéri pour m'avoir fait fait découvrir ce film et promis, nous irons voir le deuxième volet quand il sortira !!
Fête du Cinéma plutôt réussie donc, d'autant plus que nous n'avons apporté nos entrées qu'à des productions européennes...
La suite d'ici la fin de la semaine ! En attendant je vais poupougner mon homme comme il le mérite pour notre dernière soirée...
NB : rien à voir avec le reste mais voilà, j'ai appris ce soir par elle-même que ma petite soeur a réussi son BTS... avec succès puisqu'elle est arrivée première de son Académie avec presque 15 de moyenne générale... Alors je laisse ici exploser ma fierté de grande soeur et je la félicite chaudement... Je t'aime ma puce, tu es la meilleure !!
"Etre amoureux, c'est se créer une religion dont le dieu est faillible."
(Je pense bien à vous tous mais besoin de faire le point... Bises)
"Le travail d'une femme vaut plus que le discours de cent hommes."
(A partir de demain, réunion des commerciaux dans la boîte pour laquelle je bosse. Discrétion et raffinement au programme de ces deux prochains jours...)