"GOD SAVE LA FRANCE"
Stephen CLARKE, Editions Pocket
Stephen CLARKE, Editions Pocket
Le titre de cet article fût l'intitulé initial de l’ouvrage dont je vais vous parler aujourd’hui. L’auteur, un journaliste britannique installé en France pendant dix ans, a décidé de rédiger un petit « guide de survie » à l’égard de ses compatriotes exilés au pays des grenouilles. Imprimé initialement à 200 exemplaires, cet ouvrage est tout d’abord mis en vente de façon confidentielle sur le site internet de l’auteur. Le bouche-à-oreille fera le reste, il deviendra un best-seller au Royaume-Uni et en France.
LE PITCH
Paul West, qui se définit lui-même comme un habile croisement génétique de Hugh Grant et David Beckham, voilà déjà du cliché, est un jeune cadre dynamique officiant dans le marketing, débarqué à Paris afin de développer un nouveau concept de salons de thé. J’insiste sur le fait que l’histoire se déroule à Paris, car pour certains Parisiens et média, la France se limite précisément à Paris et il est vrai que la vie à la capitale diffère beaucoup de celle en province… Il va vite découvrir les joies de la vie parisienne, qu’il pourrait qualifier de « struggle for life » : des crottes de chiens en Français à l’anglais phonétique, des grèves improvisées aux suppositoires, des serveurs belliqueux aux magouilles politiques… Le tout dans un contexte d’avant intervention armée en Irak et de divergences profondes d’opinions entre Anglais et Français.
DES EXTRAITS – difficiles à choisir
Lors de son premier jour dans l’entreprise, en septembre :
« L’année ne commence pas le 1er janvier, tous les Français savent ça. Il n’y a que ces fous d’Anglo-Saxons pour croire un truc pareil. En réalité, l’année commence le premier lundi de septembre. Le jour où les Parisiens récupèrent leurs bureaux après leur mois de vacances et se remettent à travailler le temps de décider où ils partiront à la Toussaint. »
« Des gens s’embrassaient en attendant l’ascenseur. Ils s’embrassaient devant les machines à café. Etirée par-dessus son comptoir, la réceptionniste bécotait une collègue… Qu’une épidémie d’herpès facial commence et ils seraient tous obligés de se mettre des préservatifs sur la tête. »
La réunion de présentation :
« Bernard eut un sourire nerveux et se lança: 'Ayam bairnar, ayam responsibeul of comunikacheune. Euh... '
Bon Dieu, Jean-Marie n'avait-il pas parlé d'une réunion en anglais ? Et voilà que ce type attaquait en hongrois.
L'homme de Budapest poursuivit dans la veine hermétique pendant deux minutes puis articula plusieurs mots, de la plus haute importance à en juger par la constipation forcenée de son visage : 'I véry appy vorking ouiziou.'
Capté ! Bien que peu familier des dialectes d’Europe centrale, là j'avais compris. Il serait très heureux de travailler avec moi. Par Babel ! C'était de l'anglais, Jim, mais pas le même que le nôtre.
'Merci Bernard ', dit Jean-Marie avec un sourire d'encouragement. Avait-il choisi exprès le plus nul pour mettre en valeur son excellent anglais personnel ? Je m'accrochai à cet espoir. 'A toi, Marc’
Marc, c'était le chauve efflanqué. Il portait une chemise gris sombre, mal repassée et déboutonnée du col. Il s'avéra qu'il avait passé plusieurs années dans le sud des Etats-Unis, d'où un accent bizarre de Scarlett O'Hara qui aurait forcé sur le Pernod.
- Hayam chargèd of a-ti', dit-il.
- Chargèd of a-ti', répétai-je d'un air approbateur.
De quoi diable s'agissait-il ? En rapport avec le thé, de toute façon. Intéressant.
- Compiouteur système, confirma Marc.
- Ah... I.T. ! , fis-je. Information Technologies ! Le chauve me lança un regard noir. Votre anglais est excellent, ajoutai-je précipitamment. Combien de temps avez-vous passé aux Etats-Unis ?
- Ayav passèd one yir prepa at university Georgia. And ayav passèd fave yirs in innchourrance company in Atlanta. In the departemone, of a-ti, naturali.
- Naturali, acquiéscai-je. »
Paris :
« Paris, je commençais à le comprendre, est une sorte d’océan. Un océan est un paradis – pour les requins. Il abonde en nourriture fraîche, et le premier qui vous emmerde, vous le coupez en deux d’un coup de dents. Personne ne vous aimera pour ça, mais au moins on vous fichera la paix. Les pauvres humains, eux, passent leur vie à flotter à la surface, malmenés par les vagues et guettés par les requins. La meilleure solution consiste donc à muter en requin aussi vite que possible. »
Les Françaises :
« Impossible de rien comprendre, avec les Françaises. Des adeptes du prélude mental ? Du sexe, mais que cérébral ? Elles attendaient quoi, qu’on leur saute dessus ? Je n’y croyais pas trop, n’ayant jamais rencontré aucune femme d’aucune nationalité qui apprécie l’approche plaquage-rugby. Et si c’était une façon de symboliser les relations franco-anglaises – m’agiter sous le nez leur image sexy mais garder la distance pour éviter d’attraper la maladie de la vache folle ? »
Les déjections canines :
« C’était cela ma maladie : la très fâcheuse aptitude de mes pieds à se planter dans la première merde de chien venue. Plus j’explorais Paris, plus je bousillais mes chaussures. Selon un article lu sur Internet, je n’étais pas le seul. Chaque année, six cent cinquante Parisiens finissent à l’hôpital après une cabriole sur un échantillon des quinze tonnes d’étrons lâchés dans les rues de la ville par quelque deux cent mille chiens. »
Après un rateau :
« La fille : « Non, faut que j’aille voir mon père »
Oui, bien sûr. Dans l’arsenal des excuses foireuses, celle-ci vient juste après « il faut que je rentre m’épiler les poils des seins ».L’ego français :
« Seuls les Français, me dis-je, peuvent atteindre l’orgasme en s’écoutant parler. Du sexe oral en circuit fermé. Une auto-fellation. »
La « philosophie » française :
« Vous ne pensez qu’à vous. Et donc au lieu de chercher une solution pour éviter que les chiens chient dans la rue, vous apprenez à ne pas marcher dedans. »
Jour de grève des transports :
« Huit lignes de voitures pare-chocs contre pare-chocs, quatre dans chaque sens, qui klaxonnaient plaintivement, telles des baleines prises dans un filet, s’appelant entre elles pour vérifier qu’elles n’étaient pas seules dans l’océan d’asphalte. »
La campagne vue par les Parisiens :
« C’est ce qui rend la campagne française aussi géniale à parcourir. A quelques kilomètres de Paris, on tombe sur des arpents d’authentique France rurale, peuplés de vrais paysans pour qui Dior n’est qu’un ordre pour chasser les chiens errants : « Allez le chien ! Dior ! »
Certes la critique peut paraître très "cliché", féroce et amplifiée mais elle est souvent justifiée. Certes l’auteur a parfois la main lourde et tombe dans le redondant, mais je ne me suis pas lassée de ses multiples métaphores croustillantes. « Qui aime bien châtie bien », voilà ce que m’inspire ce récit drôle qui coule bien mieux qu’un Christmas Pudding et qui au fond, est gorgé de tendresse.
Le livre est découpé en chapitres « mensuels », de septembre à mai, aux titres franglais, le tout rendant la lecture aisée et haletante.
Je vous le recommande vivement, à tous mais tout particulièrement à ceux qui ont cotoyé ou cotoient de près ou de loin des Anglais pure souche et qui comme moi sont amateurs d’humour anglais… Vous serez comblés.
Prochaine lecture - entamée depuis hier soir : "Vous revoir" de Marc Lévy, la suite de "Et si c'était vrai". Lili en a récemment parlé et Alexa me l'avait également bien vendu, du coup hier soir, puisque nous avons passé la soirée ensemble, elle me l'a prêté ! Difficile de ne pas me laisser happer par la plume alerte et légère de Marc Lévy...
par Gajulie
publié dans :
Lectures...
"PSYCHOPATHOLOGIE DE LA VIE QUOTIDIENNE"
par Sigmund Freud - Editions Petite Bibliothèque Payot
par Sigmund Freud - Editions Petite Bibliothèque Payot
L'avantage lorsque comme moi notre vie est jalonnée de longs trajets en train, c'est qu'au moins nous avons du temps pour lire...
Mardi soir, dans le train qui m'amenait vers les bras musclés de mon homme, en ce moment précis en train de regarder le match de l'Equipe de France, j'ai terminé cette oeuvre entamée voilà à peu près un mois et qui m'a vraiment intriguée.
J'en avais entendu parler voilà presqu'un an par ma copine Fé qui l'avait adoré, puis j'ai vu la jaquette il y peu chez Far and Beyond, également totalement accro... J'avais prévu de m'y coller depuis un moment et j'ai senti que l'instant était venu.
Alors je vous préviens, encore plus que pour n'importe quelle autre oeuvre, la lecture de celle-ci exige une extrême concentration, elle impliquait pour que je l'assimile bien que je me plonge totalement dans une bulle, de silence ou de musique mais où ni conversation voisine ni sonnerie de portable ne viendrait interrompre ces instants de fusion avec les mots... Difficile dans ce train avec la grognasse assise derrière moi qui hurlait dans son portable et ricanait comme une bécasse, et que j'entendais même avec la musique du lecteur mp3 sur les oreilles...
Dans cet ouvrage publié en 1901, Sigmund Freud nous démontre par moults exemples tirés de sa propre expérience, de celle de ses patients ou bien rapportés par ses confrères, l'influence de notre inconscient sur chaque petit acte manqué du quotidien, oubli, lapsus, confusion de langage... Il nous permet de réaliser à quel point l'inconscient travaille sans relâche et échappe surtout à tout contrôle. Il laisse s'échapper, via ses petits "accidents" dits "symptomatiques", des émotions refoulées, des inhibitions, des frustrations...
Bref, je me suis prise au jeu de ce bouquin dont je craignais qu'il me rebute. La lecture est rendue plus aisée grâce aux nombreux témoignages, anecdotes et exemples qui nous mettent face à l'évidence. Et surtout, cette thèse freudienne rejoint tout à fait ma conviction profonde, cette "foi" que j'entretiens non pas via la pratique d'une religion mais par certaines croyances, que rien n'arrive jamais par hasard...
Quelques extraits vaudront mieux qu'un long discours qui de toute façon n'arriverait pas à la cheville du propos freudien :
Sur l'oubli de noms propres :
"En résumé, les conditions nécessaires pour que se produise l'oubli d'un nom avec fausse réminiscence sont les suivantes : 1° Une certaine tendance à oublier ce nom ; 2° Un processus de refoulement ayant eu lieu peu de temps auparavant" ; 3° La possibilité d'établir une association extérieure entre le nom en question et l'élément qui vient d'être refoulé."
Sur l'oubli de noms et de suites de mots :
" Ce qui reste commun à tous les cas, en dépit des différences qui existent entre leurs contenus, c'est que les mots oubliés ou défigurés se trouvent mis en rapport, en vertu d'une association quelconque, avec une idée inconsciente, dont l'action visible se manifeste précisément par l'oubli."
Sur les souvenirs d'enfance :
"A mon avis, on a tort d'accepter comme un fait naturel le phénomène de l'amnésie infantile, de l'absence de souvenirs se rapportant aux premières années. [...] Force nous est d'admettre que le souvenir (conçu comme une reproduction consciente), est soumis à des conditions tout à fait spéciales qui ont jusqu'à présent échappé à nos recherches. Il est fort possible que l'oubli infantile nous livre le moyen de comprendre les amnésies qui, d'après nos connaissances les plus récentes, sont à la base de la formation de tous les symptomes névrotiques."
Sur les lapsus :
"C'est ainsi que dans les troubles de la parole, qu'ils soient sérieux ou non, mais qui peuvent être rangés dans la catégorie des lapsus, je retrouve l'influence, non pas du contact exercé par les sons les uns sur les autres, mais d'idées extérieures à l'intention qui dicte le discours, la découverte de ces idées suffisant à expliquer l'erreur commise."
Sur les oublis de projets :
"Il existe un proverbe témoignant que le bon sens populaire sait bien qu'il n'y a rien d'accidentel dans l'oubli de projets : "Ce qu'on a oublié de faire une fois, on l'oubliera bien d'autres fois".
Sur les actes symptomatiques et accidentels :
"L'auteur d'un acte symptomatique est on ne peut plus contrarié, lorsqu'on le met en présence des conclusions que d'autres en ont tirées : il déclare ces conclusions fausses et sans fondement : c'est qu'il n'a pas conscience de l'intention qui a présidé son acte. [...] C'est là le châtiment pour notre manque de sincérité intérieure : sous le masque de l'oubli et de la méprise, en invoquant pour leur justification l'absence de mauvaise intention, les hommes expriment des sentiments et des passions dont ils feraient bien mieux d'avouer la réalité, en ce qui les concerne aussi bien qu'en ce qui concerne les autres, dès l'instant où ils ne sont pas à même de les dominer. On peut, en effet, affirmer d'une façon générale que chacun se livre constamment à l'analyse de ses prochains, qu'il finit par connaître mieux qu'il ne se connaît lui-même."
Sur le déterminisme, la croyance au hasard et la superstition :
"Certaines insuffisances de notre fonctionnement psychique et certains actes en apparence non-intentionnels se révèlent, lorsqu'on les livre à l'examen psychanalytique, comme parfaitement motivés et déterminés par des raisons qui échappent à la conscience."
"Je crois qu'on a tort de qualifier d'illusion la sensation du "déjà vu et déjà éprouvé". Il s'agit réellement, dans ces moments-là, de quelque chose qui a déjà été éprouvé ; seulement, ce quelque chose ne peut faire l'objet d'un souvenir conscient, parce que l'individu n'en a jamais eu conscience. Bref, la sensation du "déjà vu" correspond au souvenir d'une rêverie inconsciente."
"Mais le caractère commun aux actes les plus légers comme les plus graves, donc aussi aux actes manqués et accidentels, consiste en ceci : tous les phénomènes en question, sans exception aucune, se ramènent à des matériaux psychiques incomplètement refoulés et qui, bien que refoulés par le conscient, n'ont pas perdu toute possibilité de se manifester et de s'exprimer."
En tout cas, depuis cette lecture, Chéri et moi nous amusons à tenter d'interpréter chacun de nos lapsus, inversion de mots ou oubli de noms, et je vous assure que ce jeu s'avère extrêmement drôle, intéressant et surprenant...
Prochaine oeuvre dans mon escarcelle, qui m'a été recommandée par nombre de bloggeuses, collègues de boulot et beaucoup plus facile à aborder et totalement addictive paraît-il : "Ensemble, c'est tout", par Anna Gavalda...
par Gajulie
publié dans :
Lectures...
« LES MONOLOGUES DU VAGIN » par Eve Ensler – Editions Denoël
Le temps passe vite malgré l’oisiveté manifeste de ces vacances, et voilà que j’ai failli omettre de vous parler de cet ouvrage, qui, pour rappel, m’a été offert par un de mes bloggeurs préférés.
Contrairement à B&M, je n’ai pu me permettre de lire ces petits monologues à voix haute, puisque je les ai dévorés d’une traite, en une heure trente, dans le TGV me ramenant de Paris, il y a quinze jours. Et pourtant j’imagine que cet exercice doit s’avérer ô combien efficace pour faire ressortir toute la force de ces courts témoignages, toute leur ferveur, toute leur intensité. Et pourquoi pas faire de cette lecture à haute voix, chacun notre tour, un jeu de séduction et d'excitation avec l’homme que j’attends et qui j’espère reconnaîtra toute la richesse et la subtilité de la sexualité féminine ?
Que vous dire de cet ouvrage, paru en 1997 aux Etats-Unis et adapté depuis au théâtre avec l’immense succès que nous connaissons ?
Il représente un fabuleux plaidoyer sur la sexualité féminine en laissant la parole à des femmes de tous pays, tous âges, tous milieux, toutes conditions sociales sur leur vagin, leur permettant de faire de cette partie de leur corps un organe à part entière, pour certaines longtemps ignoré, pour d’autres malmené, pour au final l’assumer et faire tomber le tabou du plaisir féminin.
Poignant, douloureux, impertinent, drôle, tendre sont les premiers adjectifs qui me viennent pour le qualifier. Les femmes se lâchent, évoquent leurs fantasmes, leurs craintes leurs douleurs au travers de leur vécu et de leur rapport à leur sexualité.
J’aimerais pouvoir inciter les hommes à se plonger dans cet ouvrage car comme l’indique la quatrième de couverture, « Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d’une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière ».
Les passages que je vais vous soumettre ne reprendront pas tout ou partie de monologues car je préfère vous laisser la surprise de les découvrir vous-mêmes. Ils seront des extraits d’articles ou d’ouvrages eux-mêmes cités par Eve Ensler pour illustrer les nuages sombres et les turpitudes qui flottent encore au-dessus de la simple évocation de la sexualité et du plaisir féminins.
Introduction d’Eve Ensler
« Je le dis [ndrl : Vagin] parce que je crois que ce qu’on ne dit pas, on ne le reconnaît pas, on ne se le rappelle pas. Ce qu’on ne dit pas devient un secret et les secrets souvent engendrent la honte, la peur et les mythes. Je le dis parce que je veux pouvoir un jour le dire naturellement, sans éprouver un sentiment de honte et de culpabilité. »
Extrait de « Femmes ! » de Natalie Angier
« Le clitoris est pur par définition. C’est le seul organe du corps humain fait purement pour le plaisir. Le clitoris n’est qu’une simple boule de nerfs. Huit mille terminaisons nerveuses, pour être tout à fait précis. C’est la plus forte concentration de terminaisons nerveuses qu’on puisse trouver dans l’organisme. Plus que le bout des doigts, plus que les lèvres, plus que la langue et deux fois plus, je dis bien deux fois plus que le pénis. Alors, je vous le demande : qui voudrait d’un fusil à un coup quand on a en sa possession une mitraillette ? »
New York Times, 12 avril 1996
« Quatre-vingts à cent millions de petites filles et de jeunes femmes ont subi des mutilations génitales. Bon an mal an, dans les pays où ces pratiques ont cours – pour la plupart des pays africains -, quelque deux millions de fillettes doivent s’attendre à ce qu’un couteau, un rasoir ou un morceau de verre leur sectionne le clitoris et que leurs lèvres… soient cousues – en partie ou totalement – à l’aide d’un fil ou d’une aiguille.
Souvent, par hypocrisie, cette opération est comparée à la circoncision. En fait, cela équivaudrait chez un homme à l’ablation de la totalité du pénis ainsi que de ses racines en tissu mou et d’une partie du scrotum.
Conséquences à court terme : tétanos, septicémie, hémorragies, lésions de l’urêtre, de la vessie, des parois vaginales et du sphincter anal. A long terme : infection utérine chronique, cicatrices importantes pouvant des problèmes de motricité à vie, formation de fistules, douleurs et dangers à l’accouchement multipliés, mort prématurée. »
Extrait de « Technologies de l’orgasme » de Rachel Maines
« La vente des vibromasseurs est interdite par la loi dans les Etats suivants : Texas, Géorgie, Ohio et Kansas. Si vous vous faites prendre, vous risquez une amende de 10 000 dollars et un an de travaux forcés. En revanche, dans ces mêmes Etats, la vente des armes est parfaitement légale. Et pourtant, on n’a jamais vu un massacre collectif causé par un vibromasseur. »
Les femmes seront-elles un jour définitivement libérées du carcan de certaines religions, coutumes et lois qui les enferme dans leur simple condition de fille, de soeur, d'épouse et/ou de mère en leur faisant occulter leur condition première de FEMME ?
J’espère que vous aurez envie d’accomplir ce petit voyage au cœur de l’intimité féminine et qu’en en revenant vous vous sentirez encore plus femme… ou encore plus homme !
par Gajulie
publié dans :
Lectures...